‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 286 sur 289 · SCÈNE XL Us MÊMES, CAMPO MAYOR, DON SÉBASTIEN · texte numérisé non relu

SCÈNE XL Us MÊMES, CAMPO MAYOR, DON SÉBASTIEN

CAMPO MATOtty à don Sébastien.

Arrêtez ce geutilhomme!

OOïf SÉBASTIEN.

Lui, mon ami?

GAMPO MATOB.

Votre épée, Monsieur, votre'épée!

DON HENBIQOR.

Et de quel droit, mon oncle?

CAMPO MATOM.

Par Tordre de Sa Majesté, qui a daigné me charger de m'assurer de votre personne.

DON HENRIQUE, remetUftt ion épée à don Sébastien.

Tiens, mon ami! (a campo Mayor.) Mais il y a erreur!

CAMPO HATOR.

Non, Ifongieur; je ne me trompe jamaifti.^

DON BÉ^/kSTIEN, A Campo M^yorv

Qu'a-t-il fait, de grâce?...

DON MCNBIQUE. ^

Et de (jpioi m'accuse-t-on?

CAMPO MATOM.

Du crime de lèse-majesté.

DIANA, à part.

Là! j'en étais sûre!

CAMPO MATOR^^

D'outrages envers la reine î . . .

DON BENRIQUE.

La reine!... je ne Talpaé encore vue!

DUNA, à part.

11 croit cela!

CAMPO MATOR.

Et de plus, de complicité avec cette indigne, cette infâme...

DIANA, Titemeol.

Mon père, taisez-vous!

CAMPO MATOK, élevant la voii.

Et pom^quoi donc mo taire!... Cette infâme Gatarina!

DON HENRIQUE

ciel!...

CAMPO MATOR.

Pour cela^ Monsieur, vous ne pouvez le nier... Ma fille le

sait trop bien... et moi aussi... (Liû montrant la bague quHl a au doigt)

C'est-à-dire... non, non... nous ne savons rien... et je vous prie de ne pas nous compromettre, quand vous serez confronté avec elle... ce qui ne peut tarder...

DON HENRIQUE, aTec effroi*

€k>iiunent cela?

CAMPO hator.

On est sur sa trace... car eDe a osé pénétrer, dit-on, jusqu'en ce palais... et maintenant, sans doute, elle est arrêtée.

Ah ! voilà ce que je craignais !

DON SÉBASTIEN

Que dit-il?... C'était donc vrai?

DIANA

Eh! mon Dieu oui.

DON HENRIQUE

Je cours aux pieds de la reine, lui demander grâce... non

pas pour moi, mais pour elle ! (La manhe commence en dehors.) CAMPO MATOR.

I^utez... écoutez !... c'est )a reine qui se rend à la §alledu trône... (Regardant par la fenêtre.) Oul, voici le cortége... lamaison militaire... les grands officiers!... (ii fait signe aux soldats d*e don Q^arique, ceux-ci descendent et rentounmt.)

FINAL

DidA;

• DIANA

Eotendez-Tous cette marche guerrière.

Les clairons et les cris joyeu1| Je vois briller la royale bannU La reine se rend en ces lieux!

DON HENRIQUE

Moi, captif, quand il faut qa'ici je la déU^fvl

La reine, en ta faveur, plus tard pardonnera;^ Mais son ordre est formel, ami. Je dois le suivre.

' ENSEMBLE

DON HENRIQUE

Sainte Vierge, à qui j*al recours.

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