SCÈNE XL Us MÊMES, CAMPO MAYOR, DON SÉBASTIEN
CAMPO MATOtty à don Sébastien.
Arrêtez ce geutilhomme!
OOïf SÉBASTIEN.
Lui, mon ami?
GAMPO MATOB.
Votre épée, Monsieur, votre'épée!
DON HENBIQOR.
Et de quel droit, mon oncle?
CAMPO MATOM.
Par Tordre de Sa Majesté, qui a daigné me charger de m'assurer de votre personne.
DON HENRIQUE, remetUftt ion épée à don Sébastien.
Tiens, mon ami! (a campo Mayor.) Mais il y a erreur!
CAMPO HATOR.
Non, Ifongieur; je ne me trompe jamaifti.^
DON BÉ^/kSTIEN, A Campo M^yorv
Qu'a-t-il fait, de grâce?...
DON MCNBIQUE. ^
Et de (jpioi m'accuse-t-on?
CAMPO MATOM.
Du crime de lèse-majesté.
DIANA, à part.
Là! j'en étais sûre!
CAMPO MATOR^^
D'outrages envers la reine î . . .
DON BENRIQUE.
La reine!... je ne Talpaé encore vue!
DUNA, à part.
11 croit cela!
CAMPO MATOR.
Et de plus, de complicité avec cette indigne, cette infâme...
DIANA, Titemeol.
Mon père, taisez-vous!
CAMPO MATOK, élevant la voii.
Et pom^quoi donc mo taire!... Cette infâme Gatarina!
DON HENRIQUE
ciel!...
CAMPO MATOR.
Pour cela^ Monsieur, vous ne pouvez le nier... Ma fille le
sait trop bien... et moi aussi... (Liû montrant la bague quHl a au doigt)
C'est-à-dire... non, non... nous ne savons rien... et je vous prie de ne pas nous compromettre, quand vous serez confronté avec elle... ce qui ne peut tarder...
DON HENRIQUE, aTec effroi*
€k>iiunent cela?
CAMPO hator.
On est sur sa trace... car eDe a osé pénétrer, dit-on, jusqu'en ce palais... et maintenant, sans doute, elle est arrêtée.
Ah ! voilà ce que je craignais !
DON SÉBASTIEN
Que dit-il?... C'était donc vrai?
DIANA
Eh! mon Dieu oui.
DON HENRIQUE
Je cours aux pieds de la reine, lui demander grâce... non
pas pour moi, mais pour elle ! (La manhe commence en dehors.) CAMPO MATOR.
I^utez... écoutez !... c'est )a reine qui se rend à la §alledu trône... (Regardant par la fenêtre.) Oul, voici le cortége... lamaison militaire... les grands officiers!... (ii fait signe aux soldats d*e don Q^arique, ceux-ci descendent et rentounmt.)
FINAL
DidA;
• DIANA
Eotendez-Tous cette marche guerrière.
Les clairons et les cris joyeu1| Je vois briller la royale bannU La reine se rend en ces lieux!
DON HENRIQUE
Moi, captif, quand il faut qa'ici je la déU^fvl
La reine, en ta faveur, plus tard pardonnera;^ Mais son ordre est formel, ami. Je dois le suivre.
' ENSEMBLE
DON HENRIQUE
Sainte Vierge, à qui j*al recours.