SCÈNE XII
Le peuple se précipite par la galerie dn fond et descend sur le théâtre; un instant après, les rideaux du fond 8*ouTrent. On voit LA REINE) sur son trône, avec le mantean royal, le sceptre, la couronne, et respleildissante de diamants. Elle est entourée de ses ministres et des principaux corps de l*état. A gauche CAMPO MAYOR et les membres du conseil de régence; à droite, REBOLLEDO.
CHOEUR
Yive, vive notre reine!
Notre jeune souveraine.
Qui d'avancô nous encbji^ Par sa gràoe et ta beauté.
LA REIME, dn haut du trftne.
Peuple et nobles seigneurs^ le eoDseil de régence Qui remet dans mes mains le sceptre de vos rois, M'invite à proclamer un époux de mon cboix; Mais^ avant tout, je sais quel est, de la puissance^ Le plus noble attribut... la justice, et je dois^ D'abord, la rendre à tons...
(Elle descend du trône. — A Campo Mayor.)
Comte, que l'on amène Votre neyen.
CAMPO MATOU. " Madame, il n'est plus mon parent.
Après un pareil crime, il n'est plus de mon sang ! (Don Henrique parait, amené par don Sébastian fli calques aèldats. H s*incliai devant la reine.) Grâce, ma souveraine !
Grâce, non pas pour moi... mais pour Gatari«.. (il lève les yeux, regarde la rdne, et reste frappé de surprise.)
Dieux!
DON SÉBASTIEN, d« Wùim€.
ciel!...
DIANA
Silence! tous les deux!
LA REINE, se retournant vers Campo Major et les grands de l*état Puisqu'on me laisse Reine et maltresse De ma tendresse.
Au lieu cip prendre, aux yeux de tous.
Un étranger pour mon époux, Parmi vous, je l'ai choisi^ ' Nobles seigneurs; et le voici I
(Elle désigne don Heuriçue.] DON HENRIQUB9 tombant à ses pieds* Ab!...
CHCBUR.
Vive, vive notre reine!
Notre jeune souveraine.
Qui d^avance nous enchaîne Par sa grâce et sa beauté.