‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 37 sur 289 · RONDE ARAGONAISE · texte numérisé non relu

RONDE ARAGONAISE

INÉSILLE.

(jaeinthe vient de lui apporter des castagnettes avec lesquelles elle s*aeooiii-

pigne pendant les couplets suivants.)

PREMIER COUPLET

La belle Inès

Fait Ûores ; Elle a des attraits^

Des vertus;

Et, bien plus^ Elle a des écus.

Tous les garçons

Bruns ou. blonds,

▲CTI n^ SCÈNE VIT. 53

Lui font les yeux doux; Qui de D0118 Voulez-vous Prendre pour époux?

Est-ce un riche fermier Est-ce un galant muletier^

Ou bien un alguazil?

Celui-là TOUS conyient-il?

Tra^ la^ la^ tra^ la^ la.

— Non^ mon cœur incivil ^ Tra, 1a^ la, tra^ la^ la.

Refuse Talguazil^

Tra, la^ la, tra^ la^ la.

— L*alcade vous platt-il? * Tra^ la^ la^ tra, la^ la.

— Fût-ce un corrégidor^ Je le refuse encor.

— Que voiiles-Tous, Belle aux yeux doux?

Répondez^ nous vous aimons touSt

Qui de nous

Youlei-voui Prendre pour époux?

^- L'amoureux

Que je veux^ C'est eelui qui danse le mieux.

BNSEHBLI.

lULIANO ET LB CHQBUR.

Que de grâce! que de candeur !

C'est un morceau de grand seigneur.

Et déjà mon cœur amoureux S'enflamme au feu de ses beaux yeux !

HORACE

C'est bien son regard enchanteur :

Mais ce costume!... est-ce une erreur?

Et que dois-je croire en ces lieux.

Ou de mon cœur^ ou de mes yeux?

JACINTHE

Ah! quel son de voix enchanteur!

Ma nièce me fait de l'honneur 1 Et déjà leur cœur amoureux S'enflamme an feu de ses beaux ycu\!

84 LE DOMINO NOnU

INÉSILLB.

DEUXIÈME COUPUR.

Pès ce moment^ Chaque amant Se met promptemen^ A danser.

Qalancer, Passer, Repasser, Et castagnettes en aT«|ii| Chaque préteD(}Api S'exerçait Et donnait J Le signal I>aba]^ Le mnletier Pedro Possédait le boléro.

Et ralcadfi déjà Brillait dans la cacbucha; * Tra, la, la^ tra, la^, la.

— Messieurs, çq n*est pas ça, Tra, la, la, tra, la, la.

Et, pendant ce tempg-là, Tra, la, la, tra, la> la, Le jeune et b.ean Jostet, Tra, la, la, tra, la, la, '

De loin là regardait Et de traders dai^fc.

Car a Taimait...

— Belle aux yeux doux, Ce beau bal nous réunit tous; Qui de nous ^ Youlez-Tous

.Prendre pour époux!

— - Le danseur que je toux :

C'est eclui, c'est celui qui m'aime le mieux. Oui, Joset, je te veux.

Car c'est toi qui m'aime le mieux.

ENSEMBLE

JULUNO ET LE CHGEUR.

Que de gr^e! que d^ candeui*! etc.

C'est bien son regard enchanteur, etc.

AGfB IT^ SCÈNE VU. S8

JACINTHE

Ah ! ({«il M» de Toii encbanteur^ etc.

JULIAMO. \

Allons^ Jacinthe^ le punch et le café dans le salon ! (jùtnthc

iort un instant. Ils se lèvent tous, et les domestiques des jeunes seigneurs enlèveut la table, qu'ils portent au fond du théâtre.)

JULIATiO EfK LE CHOEUR^ Toyant sortir Jacinthe.

Je n'y tiens plus!

1NÉSU.LB.

Ah! finissez^ de grâce!

TOUS^ entoartst Inésilie.

Non^ yraiment... mod oœiir amoureui...

INÉSILLS, H défendant Ahl Je frémis de leur audace !

TOU89 de méoM. .

JS'enflamme au feu de tes beam fwa, I HORACE, seul, à gauche du théâtre et regardant Inésilie. Gomment^ seraitrce elle en ces lienx ?

Non... ce n'est pas!... c'est impossible!

JULIAI^O ET LE CH^UR, entoiiraa* Iiiétilie.

Allons, ne sois. pas inflexible!

INÉSILLE.

Laissez-moi! laisses-moi I

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