RONDE ARAGONAISE
INÉSILLE.
(jaeinthe vient de lui apporter des castagnettes avec lesquelles elle s*aeooiii-
pigne pendant les couplets suivants.)
PREMIER COUPLET
La belle Inès
Fait Ûores ; Elle a des attraits^
Des vertus;
Et, bien plus^ Elle a des écus.
Tous les garçons
Bruns ou. blonds,
▲CTI n^ SCÈNE VIT. 53
Lui font les yeux doux; Qui de D0118 Voulez-vous Prendre pour époux?
Est-ce un riche fermier Est-ce un galant muletier^
Ou bien un alguazil?
Celui-là TOUS conyient-il?
Tra^ la^ la^ tra^ la^ la.
— Non^ mon cœur incivil ^ Tra, 1a^ la, tra^ la^ la.
Refuse Talguazil^
Tra, la^ la, tra^ la^ la.
— L*alcade vous platt-il? * Tra^ la^ la^ tra, la^ la.
— Fût-ce un corrégidor^ Je le refuse encor.
— Que voiiles-Tous, Belle aux yeux doux?
Répondez^ nous vous aimons touSt
Qui de nous
Youlei-voui Prendre pour époux?
^- L'amoureux
Que je veux^ C'est eelui qui danse le mieux.
BNSEHBLI.
lULIANO ET LB CHQBUR.
Que de grâce! que de candeur !
C'est un morceau de grand seigneur.
Et déjà mon cœur amoureux S'enflamme au feu de ses beaux yeux !
HORACE
C'est bien son regard enchanteur :
Mais ce costume!... est-ce une erreur?
Et que dois-je croire en ces lieux.
Ou de mon cœur^ ou de mes yeux?
JACINTHE
Ah! quel son de voix enchanteur!
Ma nièce me fait de l'honneur 1 Et déjà leur cœur amoureux S'enflamme an feu de ses beaux ycu\!
84 LE DOMINO NOnU
INÉSILLB.
DEUXIÈME COUPUR.
Pès ce moment^ Chaque amant Se met promptemen^ A danser.
Qalancer, Passer, Repasser, Et castagnettes en aT«|ii| Chaque préteD(}Api S'exerçait Et donnait J Le signal I>aba]^ Le mnletier Pedro Possédait le boléro.
Et ralcadfi déjà Brillait dans la cacbucha; * Tra, la, la^ tra, la^, la.
— Messieurs, çq n*est pas ça, Tra, la, la, tra, la, la.
Et, pendant ce tempg-là, Tra, la, la, tra, la> la, Le jeune et b.ean Jostet, Tra, la, la, tra, la, la, '
De loin là regardait Et de traders dai^fc.
Car a Taimait...
— Belle aux yeux doux, Ce beau bal nous réunit tous; Qui de nous ^ Youlez-Tous
.Prendre pour époux!
— - Le danseur que je toux :
C'est eclui, c'est celui qui m'aime le mieux. Oui, Joset, je te veux.
Car c'est toi qui m'aime le mieux.
ENSEMBLE
JULUNO ET LE CHGEUR.
Que de gr^e! que d^ candeui*! etc.
C'est bien son regard enchanteur, etc.
AGfB IT^ SCÈNE VU. S8
JACINTHE
Ah ! ({«il M» de Toii encbanteur^ etc.
JULIAMO. \
Allons^ Jacinthe^ le punch et le café dans le salon ! (jùtnthc
iort un instant. Ils se lèvent tous, et les domestiques des jeunes seigneurs enlèveut la table, qu'ils portent au fond du théâtre.)
JULIATiO EfK LE CHOEUR^ Toyant sortir Jacinthe.
Je n'y tiens plus!
1NÉSU.LB.
Ah! finissez^ de grâce!
TOUS^ entoartst Inésilie.
Non^ yraiment... mod oœiir amoureui...
INÉSILLS, H défendant Ahl Je frémis de leur audace !
TOU89 de méoM. .
JS'enflamme au feu de tes beam fwa, I HORACE, seul, à gauche du théâtre et regardant Inésilie. Gomment^ seraitrce elle en ces lienx ?
Non... ce n'est pas!... c'est impossible!
JULIAI^O ET LE CH^UR, entoiiraa* Iiiétilie.
Allons, ne sois. pas inflexible!
INÉSILLE.
Laissez-moi! laisses-moi I