‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 51 sur 289 · ACTE IIÏ · texte numérisé non relu

ACTE IIÏ

Xe prtoîr d*an couyeiit eu Espagne. Au fond ,ûçnt tioftes cûiulntsant lians les oouf^ du inoDSâtère» A fauche, et, mr le firÊaiicr rHoRt 1^ cetlnlc de i abbçîise. A droite <ln spectateur* sdt le (premier pian,, nnc petite porte qui coTnijiit au Jarsllfl ; dti même cûté, s«r le second plan, une large itavée qui âonn^ sut 1 mtàrtenr ëe la ebaitelle*

eCÊNE PREMIÈRE- BRIGITTE, sente, (Bile est 6U. habit de tiorie&)

Taî beau essayer de réciter mes prières^ ou de dil-e mon chapelet» c*est impossible,., je suis trop inquiète, (sek^am.) Yoîcî le point du jour qui commence a paraître.,* sœur Angcle n'est pas encore de retour au couvent., , et comment aurait-elle pu y rentrer?,*, A minuit un quattj tout est ferme en dedans aux verrouSj mêïiie la petite porte du jardin dont nous avione la clé,*^ Et tout à l'heure vont sonner matinesj et elle n'y sera pas..* et qu'est-ce qu'on dira en ne la Toyanl pas?*., quel éclat 1.., quel scandale L*. le sais bien que nous n'avons pas encore prononcé de irœux..* Et moi je quitterai bientôt le couvent pour me marier,,* à ce qu'on dit..* mais elle^ elle fjui y a été élevée,** et qui aujourd'hui va s'engager à n'en plus sortir.. > c'était bien le moins qu'elle vonlùt un rnbtant entrevoir m monde dont elle n'avait pas même idée et auquel elle allait renoncer à jamais 1.** Avant de renoncer^ on aime à connaître, c'est tout naturel!,., et pour la seconde et dernière foi^ que nous allons au bal^ c'est bien du mal heur i... La premv^ fois^ il y a un an^ tout nous avait si bien réussi ^ que ça nous avait enhardies,., mais hier, je ne sais pas qui s*est mêlé de nos affaires,., impossible de nous retrouver et de nous rejoindre.** Croyant qu^elie était partie sans moi, je suis arrivée ici toujours courant.*, et elle, pauvre Angèlc, qu 'estelle devenue?.,, qu'est-ce qui lui sera arrivé?,,* La future (Mbbesse des Annonciades obligée de découcher et perdue dans les rues de Madrid!*.. Si encore je pouvais ce matin cacher son absence,,, mais ici il n'y a que des femmes... pis encore^ des nonnes., . et touttsi ces demoiselles sont si curieuses, si indiscrètes^ si bavardes*.* On n*a pas d'idée de cela dans k monde i

COUPLETS

Au réfectoire^ à la prière^ Même en récitant son rosaire , Ou jase^ on jase tant, hélas!

Que la cloche ne s^entend pas.

Et^ sMl faut parler sans rien dire.

Sur le prochain s'il faut médire, Savez-Tous où cela s'apprend?

G*est au couvent.

Humble et les paupières baissées.

Jamais de mauvaises pensées...

Mais avant d'entrer au parloir^ On jette un coup d'oèil au miroir.

' Si vous voulez, jeune fillette.

Être à la fois prude et coquette, Sayez-vous où cela s'apprend?

G*est au couvent.

Justement, voici déjà sœur Ursule, la plus méchante de toutes!

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