SCÈNE XL BftlGlTTE, HORACE, puis ANGÈLÈ
BRIGITTE^ entrant par la porte du fonj et annonçant.
Madame Tabbesse!...
ANGÈLE parait; elle est enveloppée dans son roile; elle fait signe à Brigitte de s'éloigner; Brigitte sort par la porte à gauche, et Angéle s'assied. — A part. »
Allons! du courage !• .. c'est pour la dernière fois I (a uoraao,
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eontrefaisMt sa voix, qu'elle YÎeilHt un peu.) ScignCUr Horace de MaS-
sarena^ on m'a dit que vous demandiez à me parler...
Oui, ma sœur... d'une affaire importante. Vous avez en ce couvent uâe jeune personne charmante^ et très-riche, made* moiselie de San-Lucar.
ANGÈLE
Que vous devez, dit-on, épouser...
HORACE
Oui I M. le duc de San-Lucar, qui m'honore de son affection, me destinait su fille en mariage... Mais ce mariage est impossible.
ANGÉLE.
Que dites-vous?
HORACE
11 ne peut plus avoir lieu... mais je ne sais comment l'avouer... et c'est vous, Madame, vous seule qui pouvez l'apprendre à M. de San-Lucar et à sa ûlle!...
ANGÉLE.
Et pour quelle raison?
HORACE
Des raisons... que j'aimerais mieux ne pas dire.
ANGÈLE, se levant.
Il le faut cependant, si vous voulez que je me chai'ge d'une semblable mission.
HORACE
Eh bien! senora, elle ne peut épouser un homme qui n'est pas dans son bon sens, et je n'ai pas le mien! Oui, eontre ma raison, contre ma volonté, il en est une autre que j'aime et que j'aimerai toute ma vie. Vous souriez de pitié... ma révérende... parce qu'à votre âge on ne comprend plus ces choseslà... mais au mien... voyez-vous, l'on en meurt!
ANGÉLE, à part.
Ah I... mon Dieu! (Haut.) Et si vous essayiez d'oublier cette personne, de vous soustraire à ces tourments?
HORACE» avee amour.
Ah 1... je ne le veux pas! et quand je le voudrais... à quoi boni... comment échapper à ce pouvoir surnaturel, à ce dé-