‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 139 sur 276 · ACTE m. SCÈNE V. *20l · texte numérisé non relu

ACTE m. SCÈNE V. *20l

SCOPEITO9 à part.

G'enest fait de nous!

LE DUC^ atee bonhomie.

C'est une répétition?

SCOPETTO.

Oui^ Monseigneur^ précisément... une répétition l..«

LE DUC

C'est qu'on les entend très-bien d'ici!

SCOPETTO, à part.

Que trop!

LE DUC, 6tant ion épée et la posant sur la table, à gauche.

Ce chœur-là me plait... il y a de la verve... de la chaleur... mais pas d'ensemble!...

SCOPETTO.

Ah! dam! chacun fait ce qu'il peut... séparément... (a ce

moment , Peochione entre par la j^rte à droite , sain de plusieurs contrebandiers» chargés de caisses et de ballots, quHls emportent par le fond , à droite. "— Scopetto, effrayé, montre le duc à Pecehione en lui faisant signe de se retirer. — Pecehione sort Titement et ferme la porte. — Pendant ce jeu de scène, le duc, qui s*est débarrassé de son épée, se retourne brusquement au moment où la porte se referme. — Le chmur cesse et la musique souie coUftinae.)

LE DUC^ Ttrement.

Qu'est-ce donc?

SCOPETTO^ avec sang^iraidL

Rien! rien!

LB DUC

Je vailles voir!

SCOPETTO, se mettant aa-de?ant du due pour l*empécher d*aller yers la porte,

à droite.

Oh! pour ça... non. Monseigneur!

LE DUC, étonné.

Pourquoi donc?

SCOPETTO.

Vous les gêneriez, j'en suis sûr!

LE DUC, insistant.

Du tout! je leur donnerai des conseils! (Malgré la résistance de

Scopetto , il ouTre la porte de droite. Tout a disparu , et la musique cesse.)

Plus personne!

SCOPETTO.

Cest fini!

KK LA SIBiNE.

LE DUC^ redeseendant la scène.

C'est dommage!... ça m'aurait amusé !

SCOPETTO.

Votre arrivée, qu'ils viennent d'apprendre, les aura dérangés, c'est évident... car ils ne s'attendaient pas plus que moi à ce retour précipité qui nous annonce quelque nouvelle combinçdson diplomatique!

LE DUC

Tu dis vrai!... Quoique arrivé à Naples au milieu de la nuit seulement, la nouvelle de la capture de Marco Tempesta était déjà répandue ce matin dans toute la ville... {^e roi m'en a fait complimenter, m'annonçant qu'il enverrait chez moi aujourd'hui un conseiller de justice, commissaire extraordinaire nommé par Sa Majesté, pour s'assurer de l'identité de la personne dudit M^rco , avec ordre exprès de le transpoilei' ce soir à Naples... ce qui ne m'arrangerait guère!

SCOPEITO.

Ni loi non plus, peut-être.

LE DUC

Et j'ai précédé M. le conseiller extraordinaire, pour avoir une entrevue avec notre prisonnier... J'obtiendrai aisément de lui, dans l'espoir d'une gr^çe...

SCOPETTO, yWemeat.

En vérité!

LE DUC

Qu'on ne lui accordera pas, les papiers et les titres dont il me menaçait...

SCOPETTO, froidemeat.

Il ne vous les rendra pas !

Qu'en sais-tu?

SCOPETTO, de même.

11 dit à qui veut l'entendre qu'hier, à la Pietra Nera, vous avez agi de trahison... Il prétend que l'honneur et la loyauté sont des conditions indispensables pour être duc de Popoli

LE DUC

L'insolent I

SCOPETTO.

Partant de là, il vous destitue et donne votre litige à un' autre!

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