LE RÉGENT, ESTRELLA, FERNAND
Hein! qui Tient là?
FERNAND
Quelqu'un 9 Monseigneur^ dont tous accueillerez la demande , je Tespëre.
LE RÉGENT^ à Bttrelll.
Votre protégé, peut-«étre?
E8TRELLA.
Oui, Monseigneur.
LE RÉGENT, a^ree dépit.
Ah! vraiment, (a Femand.) J'en suis désolé ^ mais ce qu'on me demande pour tous est impossible
FERNAND, à part.
Il refuse.
BSTRELLA.
Monseigneur!
LE RÉGENT
Un brevet d'officier, à lui... un inconnu, sans nom, sans...
ESTRELLA
Oh ! vous vous trompez. Monseigneur.
FERNAND
Pauvre... oui, je le suis...
ESTRELLA
Mais il est de noble maison... et son père...
Se nommait don José d'Aguilar, marquis de Lesdesma.
LE RÉGENT, A part.
D'Aguilar!
ESTRELLA
11 était puissant autrefois, mais il fut injustement renversé par un ennemi jaloux.
LE RÉGENT, ^teo colère.
Qui voiis a dit?
FERNAND
C'est moi. Monseigneur.
LE RÉCENT
AGTS 1, SGËNE YI. 233
ESTRELL4 , h part.
C'était lui! qu'ai-je fait?
FERNAND
J'ai dit que mon père^ sans l'avoir déméritée , perdit la fa* veur du roi, son maître... il est mort dans l'exil... en France^ où il m'a élevé... et moi, je reviens chercher fortune là où notre fortune s'est écoulée. Vous étiez l'ennemi de mon père, c'est pour cela que je m'adresse à vous.
LE RÉGENT
J'aurais l'air, en vous accueillant, de réparer des torts, et je n'en ai pas... Je fus étranger à la disgrâce de votre père... et, pour obtenir ma protection , il aurait fallu ne pas m'accuser d'abord. N'espérez rien de inoi. (se retournant Ters EstreUa.) Quant a vous, senora...
J'attendrai un meilleur jour. Monseigneur, car aujourd'hui vous n'êtes pas en hmneur d'accorder...
LE RÉGENT, à mi-Yoix«
Pour vous, poiu* VOUS, c'est différent... et si vous avez une
demande à me faire... (Apercerant les personnages qui arritent.) PlU'S
tardl voici la cour.