‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 163 sur 276 · LE RÉGENT, ESTRELLA, FERNAND · texte numérisé non relu

LE RÉGENT, ESTRELLA, FERNAND

Hein! qui Tient là?

FERNAND

Quelqu'un 9 Monseigneur^ dont tous accueillerez la demande , je Tespëre.

LE RÉGENT^ à Bttrelll.

Votre protégé, peut-«étre?

E8TRELLA.

Oui, Monseigneur.

LE RÉGENT, a^ree dépit.

Ah! vraiment, (a Femand.) J'en suis désolé ^ mais ce qu'on me demande pour tous est impossible

FERNAND, à part.

Il refuse.

BSTRELLA.

Monseigneur!

LE RÉGENT

Un brevet d'officier, à lui... un inconnu, sans nom, sans...

ESTRELLA

Oh ! vous vous trompez. Monseigneur.

FERNAND

Pauvre... oui, je le suis...

ESTRELLA

Mais il est de noble maison... et son père...

Se nommait don José d'Aguilar, marquis de Lesdesma.

LE RÉGENT, A part.

D'Aguilar!

ESTRELLA

11 était puissant autrefois, mais il fut injustement renversé par un ennemi jaloux.

LE RÉGENT, ^teo colère.

Qui voiis a dit?

FERNAND

C'est moi. Monseigneur.

LE RÉCENT

AGTS 1, SGËNE YI. 233

ESTRELL4 , h part.

C'était lui! qu'ai-je fait?

FERNAND

J'ai dit que mon père^ sans l'avoir déméritée , perdit la fa* veur du roi, son maître... il est mort dans l'exil... en France^ où il m'a élevé... et moi, je reviens chercher fortune là où notre fortune s'est écoulée. Vous étiez l'ennemi de mon père, c'est pour cela que je m'adresse à vous.

LE RÉGENT

J'aurais l'air, en vous accueillant, de réparer des torts, et je n'en ai pas... Je fus étranger à la disgrâce de votre père... et, pour obtenir ma protection , il aurait fallu ne pas m'accuser d'abord. N'espérez rien de inoi. (se retournant Ters EstreUa.) Quant a vous, senora...

J'attendrai un meilleur jour. Monseigneur, car aujourd'hui vous n'êtes pas en hmneur d'accorder...

LE RÉGENT, à mi-Yoix«

Pour vous, poiu* VOUS, c'est différent... et si vous avez une

demande à me faire... (Apercerant les personnages qui arritent.) PlU'S

tardl voici la cour.

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