LES PRÉCÉDENTS 9 ANDREA
BiALIPIERl^ avéo hnmeuf .
Qm Tient là? que -voulez-vous?
ANDREA j près de la |K>rto.
Parler au capitaine des bombardiers, le signor Malîpieri... on m'a dit qu'U était ici.
C'est moi... ayancez.
ANDREA
J'ai vingt ans, je suis Vénitien, je voudrais me battre sous l'étendard de saint Marc... je viens vous prier de m'enrôler.
MAUPIERI.
Impossible dans ma compagnie!... choisissezen une autre.
ANDREA
Cest celle-là que je voudrais.
MALIPIERT.
Et pourquoi?
ANDREA
Pour combattre sous les yeux de Lorédan Grimani, le premier bomme de guerre de Venise.
MALIPIERI, brusqoemtiU.
Ma cofnpagnie est au complet.
' ANDREA
Eb bien ! recevez-moi comme volontaire... et à la première place vacante...
MALIPIERI, de même.
Il n'y en aura pas.
ANDREA
On ne sait donc pas se faire tuer dans votre compagnie?
MALIPIERIy avec hauteur.
On y sait du moins châtier les insolents.
ANDREA
Insolent!
HATDÉE , se plaçant entre «m.
Messieurs!
ANDREA
Voilà un mot qui pourrait avancer la vacance que Je demande^ et supprimer d*abord le capitaine.
MALIPIERI.
Qu'est-ce à dire?
ANDREA
Que je ne suis pas encore voti*e soldat, et j'ai le droit de vous demander compte de ce que vous venez de dire.
MALIPIERI.
Je ne dois de comptes à personne.
ANDREA
C'est ce que nous verrons!
HATDÉE, bas , à Andréa.
Vous TOUS perdez... Revenez vers la dixième heure, vous verrez l'amiral lui-même... Je vous le promets.
ANDREA, de même.
Est-il possible?
HATDÉE, de même.
Si vous partez... à l'instant.
ANDREA, lui serrant la main.
Adieu! (S'adressant à Halipieri.) Que je SOis OU TiOTi dc VOtre COm?
pagnie, j'espère, seigneur capitaine, que nous nous retrouverons ailleurs!
MALIPIERI.
Dans votre intérêt... Je ne le désire pas.
ANDREA, sortant.
Ce qui veut dire que, dans le vôtre, vous le craignez.
MALIPIERI.
C'en est trop!
HATDÉE, le retenant.
Messieurs! Messieurs! y pensez-vous?... voici l'amiral, (sur
un nouveau geste d*Haydée, Andréa soi^ par le fond.)