PREMIER MARIN
À toi, Domenico, une chanson de matelot!
T. yiiu 18
314 UATBÉB.
DOMEISICO.
Je ne demanderais pas mieux! mais les btises àé la mer ont fait tort à ma voix, et mes belles notes sont à la dérive. (Apercc-
Tant Rafaëla qai vient de descendre par Tescalier du milieu et Haydée qui
s'apprête à la suivre.) Mais si Haydée voulait me remplacer, je crois qu'ici personne ne s'en plaindrait. (Ba?, à Haydée qui s'avance.) La chanson de la brise... Vous savez bien... la corvette qui attend la brise !... Voilà une chanson de matelot!
HilTDÉE.
Gomment don'c> seigiieur Domenico^ pour vous et poui* ces
messieurs...
TOUS
Ah! brava!
ÉAtDKÏE.
PREMIER COUPLET
C'est Ift eorveite> Qui, leste et coquette.
Prête à partir> Semble tressaillir!
Sa YOftle blanche S'agite et se pe&ehe • En plis flottants Appelant les autans.
Qui donc Tenchalne encore sur la rite?
C'est qu'elle attend la brise tardive...
La brise arrive i...
Et la nef captive,
Comme un oiseau.
Vole et fuit sur l'eau.
DEUXIÈME COUPLET
fiUé s'ëlànée Sur la mer immense.
Dont les flots bleus Vont mirant les cieux.
Non^ plus d'orages.
Du haut des cordages.
Narguez les flots.
Bons matelots!
Que la gaité soit votre devise !
Voici le ciel qui vous favorise.
Voici la brise