SCÈNE VIII
LOREDÂN, seul, regardant autour de lui les drapeaux que Ton vient d*atta* cher aux murs de son palais, et qui se balancent au-dessus de sa tète.
ROMANCE
PREMIER COUPLET
Adieu donc^ noble Tille, Qui paya ma yaleur!...
Mourir est plus facile Que vivre sans honneur !
Ma vie... ici flétrie Doit s'éteindre en ce lieu!
Adieu! gloire et patrie!
mon honneur... adieu!
(On entend en dehors, dans le lointain, une ritournelle joyeuse, et l'irédaa
écoute.
Ce sont nos gondoliers ! au palais du vainqueur. Ils viennent pour chanter ma gloire... et mon bonheur!
CHOEUR, en dehors.
Gloire ! gloire ! au fils de Venise Par qui la mer est soumise.
Digne de vos nobles aïeux.
Vivez longtemps, vivez heureux!
LORÉDAN
DEUXIÈME COUPLET
Vous à qui se rattache ' Mon bonheur le plus doux^
J'aurais, pur et sans tache, Voulu mourir pour vous!
Mais le ciel répudie Jusqu'à mon dernier vœu*
938 HATBÉE,
(Tirant son épée.) Adieu! glolro et patrie 1 moD honneur, adieu !
CHGEURy en délum.
Gloire aux fiU de «Veoise^ Yainqueurs du musulman.
Par vous, 6 Lorédan!
14 mer noue est souraite; Digne de tos nobles aïeuti YiTez longtemps 1 vivez heureuil LORBDAN^ répétant arec émotion.
Oni, disent-ils... dans leurs soubaits joyeux! Vivez longtemps! vivez heureux !
Adteu tout ce que j*aimel...
\n place 9. terre la garde de son épée et va se précipiter sur la poîntei
apercevant Ha^rdée, il s^arrète.)
Ciel!