‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 267 sur 276 · ACTE III^ SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III^ SCÈNE IX

Tu fais bien! ipa}f \xi p^\xi xno le faire conuattre A moi seule!... je yaiste dire ici pourquoi...

DUO

Je t'aime^ 6 mon raattre, je ^aime! Et c'est là mon sf^orpt h moi!

Ûui<» je t'aime^ i? t'aime^ Et je veux, jusqt^'^ la mort môme.

Tout partager... tout, avec loi!

A la lueur de TiAcendie, Je f aimais!

Esclaye et loin de ma patrie^

Je t'aimais !

Oui, pour toi, tout bas je priais

Et je disais :

Je t'aime, à mon maître, je t'aiinet Et c'est là mon secret à moi^ Oui, je t'ainiOi ie t'aime, Et je TOUX, jus(pi'à la mort méoie.

Tout partager... toi|t, avec toi!

LORÉDAN, la contamplaot avec «inoiir.

Quel jour nouveau, t«*op tard, hélas^! pnile pour moi I

Tu peux donc maintenant te fier à ipa foL..

ENSBIIBLE.

(Andante.) ttATDÉE.

Di^moi quelle est ta peine^ Devant nioi ne crains rien!

Ta douleur est la mieûue.

Ton honneur est le mien !

LORÉDAN

Voix qui calmez ma peine f Doux et souverain bien!

Ma douleur est la sienne.

Mon honneur est le sien!

LORÉDAN

Non, non, pour mes tourments^ tu ne peux rien, hélas !

Je ne peux rien, dis-tiî? ton cœur ne cohnaftpas

Ce que peut l'amour d'une femme !

Quels que soient tes périls, c'est moi qui les réclame l

340 HATDÉB.

Que craina-tu^ la prison ou la mort? Tu te tais? LORÉDAN, tremblant et baissant la tète.

Si c'était plus eiicor?

HATDÉE.

Parle?

LORÉDAN

Non, non, jamais!

ENSEMBLE

HATDÉB.

A mon cœur fidèle Que ta voix révèle La peine cruelle Qui te fait souffrir, Que Torage gronde.

Mon espoir se fonde Sur un autre monde.

Un autre avenir!

A lui je me livre.

Et prête k te suivre, Pour toi, je veux vivre.

Ou, pour toi, mourir!

LORÉDAN, à part.

Que rien ne révèle A son cœur fidèle La peine cruelle Qui me fait souffrir ; nuit! nuit profonde l Dérobez an monde Le remords qui gronde Et vient m'assaillir ! (a Hajdée.) voix qui m'enivre !

Je ne puis te suivre!

Sans moi tu dois vivre.

Seul, je dois mourir !

HAYDÉE

Achèvi et ne crains rien !

LORÉDAK, à part.

déshonneur extrême 1

HATDÉE.

Je t'en prie h genoux !

LORÉDAN, se cachant la tète dans ses mains.

Non, non ! plutôt mourir !

^ ACTE m, SGÉNC X. 341

HATDÉB, se relevant.

Eh bien donc! ce secret que tu n'oses trahir^ Je le déroberai seule et malgré toi-même...

Jusque-là seulement, comptant sur mon secours. Promets-moi de ne pas attenter à tes jours!

Tu le jures... pour moi tu dois les conserver! (irorédan fait signe qn'il y eonsent.) HATDÉE, avec exaltation.

Et moi... je jure, ingrat, de te sauver!

ENSEMBLE

HATDÉE.

Que l'orage gronde.

Mon espoir se fonde Sur un autre monde^ Un autre avenir!

A lai je me livre.

Et prête à te suivre. Pour toi, je veux vivre.

Ou, pour toi, mourir!

LORÉDAK.

nuit! nuit profonde!

Dérobez au monde Le remords qui gronde Et vient m'assaillir!

voix qui m*enivret Je ne puis te suivre!

Sans moi tu dois vivre.

Seul, je dois mourir!

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