ACTE III^ SCÈNE IX
Tu fais bien! ipa}f \xi p^\xi xno le faire conuattre A moi seule!... je yaiste dire ici pourquoi...
DUO
Je t'aime^ 6 mon raattre, je ^aime! Et c'est là mon sf^orpt h moi!
Ûui<» je t'aime^ i? t'aime^ Et je veux, jusqt^'^ la mort môme.
Tout partager... tout, avec loi!
A la lueur de TiAcendie, Je f aimais!
Esclaye et loin de ma patrie^
Je t'aimais !
Oui, pour toi, tout bas je priais
Et je disais :
Je t'aime, à mon maître, je t'aiinet Et c'est là mon secret à moi^ Oui, je t'ainiOi ie t'aime, Et je TOUX, jus(pi'à la mort méoie.
Tout partager... toi|t, avec toi!
LORÉDAN, la contamplaot avec «inoiir.
Quel jour nouveau, t«*op tard, hélas^! pnile pour moi I
Tu peux donc maintenant te fier à ipa foL..
ENSBIIBLE.
(Andante.) ttATDÉE.
Di^moi quelle est ta peine^ Devant nioi ne crains rien!
Ta douleur est la mieûue.
Ton honneur est le mien !
LORÉDAN
Voix qui calmez ma peine f Doux et souverain bien!
Ma douleur est la sienne.
Mon honneur est le sien!
LORÉDAN
Non, non, pour mes tourments^ tu ne peux rien, hélas !
Je ne peux rien, dis-tiî? ton cœur ne cohnaftpas
Ce que peut l'amour d'une femme !
Quels que soient tes périls, c'est moi qui les réclame l
340 HATDÉB.
Que craina-tu^ la prison ou la mort? Tu te tais? LORÉDAN, tremblant et baissant la tète.
Si c'était plus eiicor?
HATDÉE.
Parle?
LORÉDAN
Non, non, jamais!
ENSEMBLE
HATDÉB.
A mon cœur fidèle Que ta voix révèle La peine cruelle Qui te fait souffrir, Que Torage gronde.
Mon espoir se fonde Sur un autre monde.
Un autre avenir!
A lui je me livre.
Et prête k te suivre, Pour toi, je veux vivre.
Ou, pour toi, mourir!
LORÉDAN, à part.
Que rien ne révèle A son cœur fidèle La peine cruelle Qui me fait souffrir ; nuit! nuit profonde l Dérobez an monde Le remords qui gronde Et vient m'assaillir ! (a Hajdée.) voix qui m'enivre !
Je ne puis te suivre!
Sans moi tu dois vivre.
Seul, je dois mourir !
HAYDÉE
Achèvi et ne crains rien !
LORÉDAK, à part.
déshonneur extrême 1
HATDÉE.
Je t'en prie h genoux !
LORÉDAN, se cachant la tète dans ses mains.
Non, non ! plutôt mourir !
^ ACTE m, SGÉNC X. 341
HATDÉB, se relevant.
Eh bien donc! ce secret que tu n'oses trahir^ Je le déroberai seule et malgré toi-même...
Jusque-là seulement, comptant sur mon secours. Promets-moi de ne pas attenter à tes jours!
Tu le jures... pour moi tu dois les conserver! (irorédan fait signe qn'il y eonsent.) HATDÉE, avec exaltation.
Et moi... je jure, ingrat, de te sauver!
ENSEMBLE
HATDÉE.
Que l'orage gronde.
Mon espoir se fonde Sur un autre monde^ Un autre avenir!
A lai je me livre.
Et prête à te suivre. Pour toi, je veux vivre.
Ou, pour toi, mourir!
LORÉDAK.
nuit! nuit profonde!
Dérobez au monde Le remords qui gronde Et vient m'assaillir!
voix qui m*enivret Je ne puis te suivre!
Sans moi tu dois vivre.
Seul, je dois mourir!