TRIO
LA REINE, à Ferdinand.
Appuyez-Tous sur mon bras; Quelques instants de marche en cette forêt sombre Pourront calmer vos sens trop agités!...
FERDINAND, soupirant.
Hélas!
Et Voir ne peut tarder à rejoindre nos pas!
FERDINAND, aTec égarement.
Tout à ]*heure, et de loin, j'avais cru voir son ombre Glisser rapidement sous ces arbres! .
Qui donc?
Quel fantôme a soudain troublé votre raison?
FERDINiNDj mènent.
Un fantôme I... oh! non... oon...
Taisei-Yous!
CARLO» assii au pied de Tarbre, et tovniÉiit le dos à la veine et à Ferdiaaa^
K met à «banter un «ir sani ptn>l^ tra^ la^ la^ la^ la, Tra^ la^ U, la^ la.
FERBHIAIID^ à la reflMj qui yeot aller à Casio. Seeuteif
GARLO. *
Tra> là, U, la, U, Tra« Ia« la^ la, la.
FBRPINiAD^ ayec égaremeiit.
Al)! ce n'est pa9 possible!
fit cet air! ces accents!... Qui donc est près da nom!
LA REINP.
Un jeune paysan^ à Tair timi<|e et doui...
FERDINAND^ brvfqneoievt.
Qu'il approche...
(La reipe fait ai^ ^ Carlo d'approcher*)
CARLO, k pai^.
Quel est ce Monsieur irascible A la barbe en désordre^ aux habits négligés, Auf rès de cette dame et si belle et si fière?
F8RBINA1ID, àOarlo.
Cet air que lu ehaptalSi.. qui te l'apprit?
CAi^X).
Ma mère Qui, près de nos berceaux par elle protégés, Le disait tous les soirs...
^ERDDUND, brusquemeut.
Pais-moi yenir ta mira!
CARLO
Hélas! elle n'est plus, et je suis orphelin l
FERDINAIID.
Ah! pardon!...
(Aprèi an instant de silence.) Viens ici.
(a yoix basse.) Redis-moi ce refrains Le Yaux-tu?
CAtiLO.
volontiers.
▲GTE I, aCBNB Y. 55
PREMOtll COUP(.ET.
Ferme ta paupière '^ Dots, mon pauvre eafaot!
Ne vois pas ta m$re Qui prie en plQurauU Plaignez sa misera Et seeourel-la^ Dame uoble et fièrej Brillante senora.
Donnez^ dounez^ sur cette terrCj, Dieu^ dans le ciel^ vous le rendrai
ENSEMBI,^.
Tra, la, la, la^ la, Tra, la, la, la^ la^ Tra, la, la, la^, la, IVa, la, là, la, la,
Ah| ça vou douce et puffi A calmé tous mes sens; C'est elle, je le jure.
C'est elle que j'entends!
i^ REINS, Ah! sa voii douce et pujre, Ses célestes accents.
Des douleurs qu'il endure Ont calmé les tourments.
FERDINAND, àpaH.
Dacs mon cœur le calme renaît.
LA REINE, à Carlo, qui veut 8*éloigiier.
Eneor, je t'en supplie... encore un seul couplet!
CARLO
DEtnalMB COUPLET.
grands de la terre!
riches seigneurs!
Que notre prière
Arrive A vos cœurs?
• Si ma plainte amère
Vous blesse déjà,
A notre misère,
Bêlas, pardoimes-Ial .
A qui pardonne sur la terre Dm, àam ie ciel, pardonnera f
Tra, la^ la^ la, la, Tra, la, la, la, la, Tra, la, la, la, la, Tra, la, la, la, la, La, la!
FERDINAND
Ah ! sa Yoix douce et pura Rend la paix à mes sens; G*est elle, je le jure, Cest elle que j'eQtends!
Ah l sa Toix douée et pure.
Ses célestes accents.
Des douleurs qu'il endure Ont calmé les tourments.
FERDINAND
* Ah! je me sens mieux... bien mieux... Je revieDS à moi, je me reconnais... C'est tous. Madame, dont la tendresse assidue...
LA REINE, lui montrant Carlo.
Silence!..*
FERDINAND
Quant à toi, parle... Je ferai pour toi tout ce que tu me demanderas...
CARLO, le regardant
S'il en est ainsi, je demande...
FERDINAND
Eh bien!...
CARLO
Que vous fassiez votre barbe et que vous ayez un habit plus beau pour donner le bras à une si belle dame...
LA REUIE.
Y penses-tu?
CARLO
Eh, oui! ça n'a pas de raison... ça n'est pas convenable.
Silence!
FERDINAND, se regardant.
n dit vrai... (a cario.) Ce que tu me demandes, je le ferai...
CARLO
Et m'est avii) que vous ferez bien. (Regardant plusieurs seignetirs