‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 31 sur 276 · CARLO, LA REINE · texte numérisé non relu

CARLO, LA REINE

LA REINE, à Carlo, qui Tant aosil 8*en aller, et lui faisant signe de rester.

Un mot encore. '

CARLO

Pardon, Madame, mais voici la nuit... et il faut que je me rende au monastère des Hyéronimites... Je suis Torganiste du couvent, et si je rentrais trop tard... V Angélus ne pomTait pas être chanté en musique.

LA RBIHB.

Ton nom?

GABLO.

Carlo Broschi!

LA REINB.

Espagnol?

CARLO

Non, Madame, Napolitain... et quand nous sommes venus chercher fortune en Espagne... j'étais, quoique bien jeune, le

Là PââT DU ïïtABUE.

pluB âgé de la fiunille..» Ma paun^ mère est morte, et Je 8Uifl resté arec ihês tro&s sœurs, que J'id Jure d'élever et d'établir.

lia asnis»

Tu as fait là une belle actioa !

OMÀk

Du tout. Madame j j'ai fiût mon devoir, et le devoir avant tout...

Eh bien! Carlo, tu es un honnête et loyal garçon, qui mérite ÛB prospérer*..

Ma mère me V% dit» et J'y compte.

fit ta confiance en elle ne sera pas trompée... jâcoute-moi... Tu as fait ce que dqpuiis longtemps jpersonue n^avait pu faire»» . Par tes chants, tu as procuré quelques instants de calme et de bonheur à une personne qui m'est plus chère que la vie... Tu ne me quitteras plus; Jq Vempièue à Madrid*

CABLO. ^

Oh! non, Madame^ ça n'est pas possâde...

LA aaniBs Et pourquoi?

CAEtO.

n faut que je vienne ici tous les jours chanter pour rien à Notrè-Daftte^e^-BoiH... le Ttti promis.

Pour quelle raison?

(3Aau>.

Pour pà^f kt pension éà Gasilda, à qui ofi a donné asflè et protection; GttâMa, ma sœiir, qu'un grand s^gneur dé Mâ^ drid voulait enlever et séduire !

LA bMM^ HvSoMnt.

Ce seigneur, quel est-il?

Je n'en sais rien... suis cela, j'aurais été AmUfidâl^ Jdstice...

Auroi?...

CARLO

Non... car ils disent tous qu'il est fott..i ou à peu près...)

▲GTI 1^ SGÈNE TII. 50

mais je meserims adressé à la roine^ qui a de la tête et du cœur*., el elte i^await éeoutë... n'est-ce pas?

LA VBSSmj

Wm^ qmetM.^. elle t'éfettteea ce ibomenl*..

CARLO

Gomment! que Youlez-Yout dml

Que la reine, c'est moi!

Vous! Ah! {tordoD, Madame... pardon.

* LA nGnflsï»

Relève-toi^ et silence avec tout le monde sur ce èpfi ^eii passé entre Cffifos... fm yftHiàtmh YMiesm qke (ftÈÎ moi qui me charge âe là perulkia éé Ut sâBur, et fH tiendf aie a^s' Brfë r^olnM... Wi, mi Ataiei de GastiUe... A n6t^e retoitr de laf àM$ttf je kf «Mi ee c({(e f^ttêâAs... ëtf 9<iè je veut êe M..

CARLO y à genou, et priant.

Orna mère4

M'entends-tuf

T CARLO

Très-bieA... Mais je n'éti p\à^ revetiir encore!

iÀ tàJHty M tendant U AlâiÀ' avék bonfé.

¥b, ïAtlà éftfaàt... ta tité'. (Cârlo M U&ie Ui main, h regarde entOÊt, et entre ^éknent dant 1^ eoateht, à diMte.)

• SCÈlfE Vil.

LA KEiM H HgMè $mt, à» mimta oft pémtam GiH VAUGAS,

HAFAEIi Èf çt^UQbÉê SEtftS^ÉMkS.

GIL YARGAS, à Rafaël.

La voilât... c'est la reine... Profitez du hasard qui vous la

fait rencontrer seule. (Toiwdduys^iafilfeAbki^apectueuseinent.

Que Youles-¥ons?

RAFAEI., linitaWBt.

Un instanf^d^udience parUei^ière d^ Yi^e MaJMtéi {Mm mne

fait signe à YaiffA de B^éMgner; oelui-^ ae aftwe |iaf le tmé de théâtfé; et disparaît dans la foiM} puis elte diti A Kaftiëè» ptaéaaà. ffm tel MigoeuM se sctiivnt de quelques patf en arriéra :) Parfo! qsi es-tlH?

00 LA PART Ba DIABLE.

RAFAËL

Don Rafaël d'Estuniga, gentilhomme qui voudrait entrer dans les armées du roi... mais il n'est pas assez riche pour se faire tuer au service de Votre Majesté!... il^'a pas de quoi acheter un grade!

LABEUn.

Et tu en voudrais un?

RAFAËL

Pour aller me battre dans les Pays-Bas, comme enseigne d'abord...

C'est bien!

RAFAËL y lai prétente un papier qa*il tient à la main.

Et Votre Majesté verra que je ne suis pas tout à fait indigne de ses bontés... Je suis recommandé par les personnes les plu^ respectables... le vénérable fray Antotdo... ^and inquisiteur,. •

LA REOIB, aree ironie. ^,

Vraiment!

RAFAËL

En voici la preuve.

LA REINE, de même.

Je savais bien que le grand inquisiteur disposait à son gré de toutes les places; j'ignorais que sa révérence voulût aussi envahir nos armées... S'il en est ainsi, don Rafaël d'Estuniga^ qu'il vous nomme lui-même... Ceux qui sont protégés par mes ennemis ne sauraient l'être par moi. (Déchirant m papier quUi lui a

remis.) et nOUS ne pouvons rien pour vous, (On entend le son du cor : paraissent plusieurs seigneurs et piquenrs portant des flambeaux; ils -viennent chercher la reine, qui sort ateo eux. La forêt devient tout i fait obscure , et pendant le récitatif suivant, on entend dans le lointain le bruit de la ehusc qui s'éloigne dans la forêt.)

Page 1