RAFAËL, CARLO
RAFiŒL.
Me voilà!..
CARLO, effrayé, et à part.
Ah çà! c'est lui qui est sorcier! (Haut.) Et vos huit jours d'arrêts? ^
RAFAËL
Quatre !
CARLO ^ avec impatience.
Et qu'importe!
RAFAËL
11 impone que dans le partage... il n'a pas été dit lequel de nous deux commencerait... et j'aime mieux que ce soit loi..,
CARLO
Moi!...
RAFAËL
C'est poiu' cela que, me Toyant enfermé, j'ai sauté par la fenêtre.
CARLO
Ah! mon Dieu!
RAFAËL
Bt c'était haut... il y avait bien une quinzaine de pieds... mais je me suis dit : Je ne risque rien... il est là qui me soutient... qui me protège.
CARLO, à part.
Il se tuera avec ma protection!
RAFAËL
Ce n'est pas toi, c'est elle que je cherche... Sans cela, ce ne serait pas la peine de l'avoir fait apparaître poiur moi, !et tu ne sais pas quel service tu m'as rendu... c'est elle!
CARLO
Que vous adoriez de vos fenêtres?
RAFAËL, étonné.
Qui te l'a dit?
CARLO
Que vous alliez voir chez la senora Urraca la couturière?
RAFAËL
C'est vrai.
CAALO.
Et pour qui enfin vous avez dépensé tout votre argent en ajustements et en robes de cour.
RAFAËL > riant.
n sait tout... Au fait, c'est son état.
CARLO, gratement.
Et c'est parce que je sais tout, Rafaël, que je t'engage, moi, ton protecteur... à oublier cette Jeune fille... à la fuir.
^ RAFAËL
^ Que me dis-tu là?
CARLO, Itnlemeiit.
Si tu la revois encore... si tu lui parles... si ta main touche seulement la sienne... tous les malheurs vont t'accabler,
RAFAËL
Cela m'est égal...
CARLO
Tu es perdu à jamais.
RAFAËL, avec impatienot.
Et pourquoi?
AiGTS 11^ SCÂNE ZI. Oi
CARLO
Pourquoi? Eh bien ! puisque je ne peux parvenir à l'effrayer, apprends donc^ toi qui te disais bon Espagnol et bon caUiolique, et qui refusais de me livrer ton âme...
BAFAEL.
€ertainement> je refuserais encore...