RAFAËL, CARLO, LA REINE, CASILDA
U REINE
Nous VOUS reverrons ce soir, dona Thérésa!
RAFA£i, à part.
Dona Thérésa!
Car nous partons ce matin pour Aranjuez. Les voitures et l'escorte nous attendent. Vous m'accompagnerez jusque-là, Carlo...
CARLO, regardant sa Meur, à part.
Ah! mon Dieu! les laisser ensemble! (Haut.) Mais, Madame... j'aurais désiré...
Et moi je désire vous parler... (Pendant que Carlo sUncliae et s'approche d'elle.) Dona Thérësa restera ayec nos demoiselles d'hon* neur... elle en a le titre et les droits..,
RAFAËL, étonné.
Demoiselle d'honneur de la reine!... (cario, en sortant avec la
reine, fait à Raftbël des signes qui lui défendent d'approcher de Casilda.)
SCËNË XII.
RAFAËL, GASILDA, chacun à I'um des extrémité du théâtra.
DUO
CASILDA.
Après une aussi longue absence.
Dieu sait comme il va me parier !.•• Mais non... il garde le silence.
Et même il a Tair de trembler.
IIFAEL, qui pendant ce temps a contemplé Casilda avec erainte. Cet air dMnnocence si pure.
Ces yeux si doux, ce doux parler.
D'un démon cachent la figure; C'est vraiment à faire trembler!
(Casilda fait quelques pas, et Rafaël s'éloigne.)
RAFAËL, l'examinant.
Prenons bien garde!
Plus je regarde...
Son œil si fier Lance Téclair!
Et ce sourire Qui Yous attire...
Ah! c'est certain.
C'est un lutin!
CASILDA, l'examinant* Il me regarde.
Et puis il garde Un certain air Hautain et fier!
Sa voix expire...
Puis il soupire.
D'où vient soudain