ACTE II/ SCÈNE HU
LOÏSA
On va me présenter à la grande-duchesse après ténèbrc3..r
ASTYANAX
Ah! les ténèbres... c'est moi qui y suis, et en plein... car je n'y vois plus...
LOÏSA
Qu'avez-vous donc?
ASTTANAX.
J'ai... que je voudrais bien m'en aller...
LOÏSA
C'est ce que vous me disiez à Milan...
ASTYANAX
Oui, c'est le même refrain... et pourtant ça n'est pas le même air... un aii* bien plus difficile... et si je pouvais le (chanter... en sortir à mon honneur... et après mVn aller avec vous... mais c'est impossible. (poussant un cri.) Si... (couiant i elle.) Une idée!.. Loïira...ma petite Loïsa... vous pouvez rae sauver.
LOÏSA
Moi!
ASTYANAX
Comme dans le Bouffe et le TaUleur, un opéra-comique*, de M. Gaveaux... vous ne le connaissez pas?
LOÏSA
Non!
ASTYANAX
C'est très-joli ! (On entend de la chapelle inférieure une petite sonnette.) C'est le signal... il faut commencer... chantez! chantez!., ou nous sommes perdus!
LOÏSA
Moi chanter... et quoi donc?
ASTYANAX
Tout ce que vous voudrez... Vous êtes Italienne... il est impossible que vous ne sachiez pas une chanson... un air... un tra la la... avec quelques roulades...
LOÏSA
Je ne sais que cet air que nous étions en train d'étudier à Milan..-.
ASTYANAX
A)\\ vous dirai-je, mamapf
340 HÉLOÏSX ST ABAIiAKl».
Cène sont guère des paroles d^oratorio... mais c'est égal! c'4St en français... Us ne comprendront pas!., et puis votas prononcerez en cantatrice... en grande cantatrice...
'..} LOÎSA.
Comment ça?
ASTTANAX.
De manière à ce qu'on n'entende pas une syllabe... pourvu que vous chantiez avec votre âme... et surtout avec votre voix de femme... (Trois coups àé sonnetM.) Ëntendez-vous ce silence?., on nous attend... commençons!., commençons! à vous toute
seule... (Loisa chante l'air : Ah! voua êirmi^i; «hmwm, avea dca variations at quelques traits brillants , pendant lasqnels Astyanox renèoarage et l'applaadit.)
ASTTANAX.
Brava!., brava!., (a Mua.) J'entends monter... on vient...
disparais! disparais!.. (Elle sort Tivcn^nt par le fond, Asl7anax ao jette dans nn fantanil.)