‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 67 sur 211 · JEANNE, RAOUL, GABRIELLE, LA BIARQUISE · texte numérisé non relu

JEANNE, RAOUL, GABRIELLE, LA BIARQUISE

D'HAVRECOURT.

LA MARQUISE, tenant Gabrielle par la main et la traînant hors du

pavillon. ^

Ah!.. VOUS ne m'échapperez pas... madame de Nanteuilou tout autre... qui que vous soyez, nous le saurons!.. (Lumière à

la rampe. En ce moment paraissent au fond deux domestiques portant des

torches.) Dleu!.. que vols-jc?.. ma fille!

D'iIAVRECOURT, montrant Raoul.

Et son mari... (Cabreille se cache dans les bras de Raoul.) qui ne

pensent guère à une séparation.

L'A MARQUISE, stupéfaite.

Ma fille!., et comment est-elle montée... là ? .

JEANNE, qui a été reprendre son échelle, et regardant la marquise i tra*

vers les échelons.

Par l'échelle !

LA MARQUISE, avec fierté.

Et sa dignité !

JEANNE, imitant la marquise.

Sa dignité aussi!

D'UAVRECOURT, ^ la marqaise.

Laissons-les faire., croyez-moi... et ne nous mêlons plus de leur ménage... dans tous ceux qui sont hons, le mari gouverne !

JEANNE, bas, à Gabrielle.

Et la femme règne!., (vivement.) sans que ça paraisse!..

CHOEUR

Air : Galop des Gondoles (Finale du troisième acte des Huguenots).

Voulez-vous Vos époux Galants pour leurs femmes.

Voulez-vous

i06 UNE FEMtfE OUI SE JETTE PAR LA FENÊTRE.

Vos ^ux Complaisants et doux!..

Que pour mieux les ranger Sous Yos lois^ Mesdames^ Que pour mieux les ranger Le joug soit léger.

GABRIELLE, au public.

Air du Piège.

Heureux un théâtre aujourd'hui^ Quand il voit la foule apparaître; Il voudrait qu'elle entrât chez lui^ Par la porte... et par la fenêtre...

Chez nou^ ainsi^ dussiez-vous pénétrer^

(Appayant.) Oh! tous les soirs^ vous en êtes les maîtres; Et puissiez-vous payer^ sans murmurer^ LMmpôt... des portes et fenêtres.

REPRISE DÛ GHiBUII.

FIN DE UNE FEMME QUI SE JETTE PAR LA FEMftTRE.

DIDIER L'IONNÊTE HOMME

COMÉDIB-TAUDEYILLE EN DEUX ACTES Il «oelété iT«e I. liehel Hasion

TtaèAtre da Gymnase * Dnmatjqne. — 19 novembre 1847.

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