JEANNE, RAOUL, GABRIELLE, LA BIARQUISE
D'HAVRECOURT.
LA MARQUISE, tenant Gabrielle par la main et la traînant hors du
pavillon. ^
Ah!.. VOUS ne m'échapperez pas... madame de Nanteuilou tout autre... qui que vous soyez, nous le saurons!.. (Lumière à
la rampe. En ce moment paraissent au fond deux domestiques portant des
torches.) Dleu!.. que vols-jc?.. ma fille!
D'iIAVRECOURT, montrant Raoul.
Et son mari... (Cabreille se cache dans les bras de Raoul.) qui ne
pensent guère à une séparation.
L'A MARQUISE, stupéfaite.
Ma fille!., et comment est-elle montée... là ? .
JEANNE, qui a été reprendre son échelle, et regardant la marquise i tra*
vers les échelons.
Par l'échelle !
LA MARQUISE, avec fierté.
Et sa dignité !
JEANNE, imitant la marquise.
Sa dignité aussi!
D'UAVRECOURT, ^ la marqaise.
Laissons-les faire., croyez-moi... et ne nous mêlons plus de leur ménage... dans tous ceux qui sont hons, le mari gouverne !
JEANNE, bas, à Gabrielle.
Et la femme règne!., (vivement.) sans que ça paraisse!..
CHOEUR
Air : Galop des Gondoles (Finale du troisième acte des Huguenots).
Voulez-vous Vos époux Galants pour leurs femmes.
Voulez-vous
i06 UNE FEMtfE OUI SE JETTE PAR LA FENÊTRE.
Vos ^ux Complaisants et doux!..
Que pour mieux les ranger Sous Yos lois^ Mesdames^ Que pour mieux les ranger Le joug soit léger.
GABRIELLE, au public.
Air du Piège.
Heureux un théâtre aujourd'hui^ Quand il voit la foule apparaître; Il voudrait qu'elle entrât chez lui^ Par la porte... et par la fenêtre...
Chez nou^ ainsi^ dussiez-vous pénétrer^
(Appayant.) Oh! tous les soirs^ vous en êtes les maîtres; Et puissiez-vous payer^ sans murmurer^ LMmpôt... des portes et fenêtres.
REPRISE DÛ GHiBUII.
FIN DE UNE FEMME QUI SE JETTE PAR LA FEMftTRE.
DIDIER L'IONNÊTE HOMME
COMÉDIB-TAUDEYILLE EN DEUX ACTES Il «oelété iT«e I. liehel Hasion
TtaèAtre da Gymnase * Dnmatjqne. — 19 novembre 1847.