SCÈNE XX
Les précédents^ JULIE ^ entrant par la droite^
JULIE
Ah! mon Dieu, qu'est-ce que je vois là?
HORTENSE, à Saint-Yves.
Quelle humiliatîQn! devant tous mes gens!
SAINT-YYES.
Ne craignez rien, j'ai un excellent moyen de sauver votre réputation. Ma chère Julie! tu vois le plus heureux des hommes,.. (Moutrant Hortense.) Yoilà ma femme.
HORTENSE
Comment!
SAINT-YVES
Mon cousin Fortuné a disparu... il me cède tous ses droits.
HORTENSE, à part.
Ah! mon Dieu, le pauvre jeune homme! la tête n'y est plus. (a Saint-Yves.) Léou ! qucUc extravagancc ! roveiicz à vous... Comment voulez-vous qu'elle puisse croii'e...
SAlNT-YVES.
Pourquoi pas? avec un peu d'audace et d'adresse... J'espère
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bien vous le prouTer à vous-même. Oui^ Madame ^ c'e»t moi qui , après le départ de mon oncle , désolé de vos refus ^ mais . ne désespérant pas de vous fléchir^ ai appris^ par une dame de vos amies^ et vos motifs et vos projets; c'est moi qui, pendant six semaines, ai eu le courage de vous faire la cour sous ce déguisement; c'est moi enfin, qui n'ai jamais eu d'autre nom que Fortuné de Saint-Yves ; c'est sous celui-là que, ce matin^J'ai signé mon bonheur, que j'ai juré de vous adorer sans cesse... Gommence^vous à croire que la raison me revient f
H0RTEN9B.
0 ciel ! que dois-je penser? (Regardant Saint-YTeg.) Cet air de bonheur qui brille dans tous ses traits... (Rega^iant Juiie.) Ces regards d'intelligence, qu'est-ce que cela signifie? se fait-on un jeu de mes tourments?... ah ! ce cerait trop cruel ! Parlez... tout ce que vous venez de me dire...