‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 155 sur 446 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

EDMOND

Oui, Monsieur, je n'ai rien, et n'en rougis pas. Après Texplication que je voulais avoir avec vous, mon intention était de m'engager et de me faire soldat.

M. DE SAINT-PIERRE, à part.

Est-ce jouer de malheur! je n'en rencontre qu'un qui me convienne; je ne trouve qu'un seul homme qui soit digne d'être maître, et il n'a pas de domestiques! Ça m'est égal, j'y mettrai de l'obstination, et nous verrons... (Haut.) Non, Monsieur, il ne faut pas que cela vous décourage. Qu'est-ce qui vous manque? une fortune! Eh! mon Dieu, ce n'est pas si difficile à acquérir, il y a tant de moyens... Le hasard, l'intrigue, et quelquefois même, le mérite... Ne suis-je pas là, d'ailleurs?

EDMOND

Comment ! vous daigneriez ?. . .

M. DE SAINT-PIERRE

Oui, jeune homme. Je serai votre guide, votre protecteur, en attendant mieux.

EDMOND

Que voulez-vous dire?

Je vous l'expliquerai plus tard. Mettez-moi d'abord au fait de votre position.

EDMOND

Ce ne sera pas long... J'ai été riche, je ne le suis plus.

M. DE SAINT-PIERRE

Je connais ça. Tout le monde en est là.

EDMOND

Mon père , le comte de Morinval, a quitté la France il y a une trentaine d'années ...

M. DE SAINT-PIERRE

Comment! Que dites-vous là? Vous êtes le fils... l'héritier direct des comtes de Morinval?

EDMOND

Oui Monsieur.

H. DE SAINT-PIERRE, courant à la table.

Cette lettre.'.. Oui... C'est bien cela... Ah! mon Dieu, s'il était encore temps.

EDMOND

Que voulez-vous dire ?

3S3 UN DKRNIER JOUR DE FORTUIVE.

M. DE SAINT-PIERRE

Rien ; car je ne yeux pas yous donner de fausse joie; iiiais> cependant..

An de Marianne.

Si le sort comble mon ^ttente^ Je paît VQ1U rendre^ h rimpromptu, CioqaaDte fnille fraocs de rente.

Et, faute d*fti|^e reveiio.

C'est toiûoarff ça.

Mais jasque-^à, Eotre nous deux gardons ce Secret-là.

EDMOND

Que dites-Tous? il se pourrait..

Un tel trésor soudain me reviendrait?

M. DE SAlin''PIERRB.

Et pourquoi pas ? chacun réprouve :

En fait de fortune, à présent,

A chaque instant.

On en perd tant^ Qu'il faut bien qu'il s*en troure.

EDHOIfD.

Mais daignez au moins m'expliquer ce mystère.

M. DE SAINT-PIERRE, écriyant.

Mon avoué s'en chargera. Je vous adresse à lui. Un habile homme. Si la prescription n'est pas encore acquise, il suffira , je crois, d'une seule signification, et je le connais, il en fera plutôt deux qu'une. Holà! quelqu'un)

EpifPNp.

^n vérité, je ne sais si je ^ors ow si je yp^le.

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