‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 168 sur 446 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

CÉCILE, EDMOND, puis MADAMli) DE ROSTANGE.

CÉCILE, bas à Bdmood.

Allons, Monsieur, obéissez et laissez-vous conduire par lui. Voici votre belle-mère.

EDMOND

. A h ! Madame, comment Vous remercier de toutes vos bontés? J'allais me présenter chez voils.

MADAME DE ROSTANGE

Je m'attendais presque à vous trouver ici.. . Je sais que monsieur de Saint-Pierre est votre protecteur; car c'est à lui que vous devez tout. Vous a-t-il parlé de mon mariage?

EDMONDv

Oui, Madame.. Vous étiez sûre d'avance de mon approbation; et si, dans cette circonstance, j'ose hasarder un avis, ne voyez dans ma conduite que le désir que j'ai de vous prouver ma reconnaissance.

MADAME DE ROSTANGE

Que voulez-vous dire?

EDMOND

Qu'on vous trompe. Madame; du moins tout nous le prouve. Vous croyez à celui que vous épousez une grande fortune, et l'on assure qu'il est ruiné.

CÉCILE

Oui, Madame. Vous le croyez un homme de qualité, il ne l'est pas plus que moi; et pour que vous sachiez à quoi vous en tenir, apprenez que c'est un ancien valet.

MADAME DE ROSTANGE

Qui a pu débiter de pareilles calomnies? On n'avance pas des faits aussi graves sans en donner des preuves.

Je n'en ai point, il est vrai; mais un homme estimable, un homme d'honneur, dont vous ne récuserez pas, j'espère, le témoignage, monsieur de Saint-Pierre lui-même , s'est chargé dé nous les fournb:.

MADAME DE ROSTANGE

Monsieur de Saint-Pierre! Eh mais, c'est lui que j'épouse ;

c'est de lui dont vous parlez. (On entend au dehors un chœur de gens à table qui chantent Tair précédent : TrOU la la.)

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