GUSTAVE, LAFLEUR
«DSTAVE.
Eh bien ! la réponse?
LAFLEUR, lui montrant la lettre déchirée.
Voilà, Monsiem* ^ on Ta déchirée sans la décacheter ; et Madâthe a dît devant moi à sa femme de thambre : « FeirmèK la « porte de mon appartement; je ne veux voir personne,- et je (( ne descendrai au salon que quand il sera parti. »
GCSTAVE.
C'eii est donc fait! aucun mdfen de parrenir jusqufà elk. Elle ne se montrera que quand elle sera bien sûre de met) départ^ que quand elle aura entendu rouler cette maudite herline... Dieu! quel projet! s'il pouvait réussir... (Regardani par la fenêtre.) Tout est prêt... Le postillon est achevai, la grande porte de la cour est ouverte... Dans son impatience mon oncle est déjà monté dans la voiture... (a Lafieur.) Lafleur, dix louis pour toi, et autant pour le postillon, s'il exécute mes ordi-es. Que sans faire attention aux cris, aux menaces, aux imprécations de mon oncle, il parte sur-le-champ, ventre à terre, pendant l'espace d'une lieue, qu'il revienne de même.
LAFLEUR
Comment, Monsieur ?
GUSTAVE
Vingt louis pour vous deux.
32 l'héritière.
LAFLEUR
Mais encore....
GUSTAVE
Eh ! Ta donc, c'est une gageure.
LAFEUR.
Ahl c'est une gageure... Oh! alors... (utort.)
''?:>: SCÈNE X vin.
GUSTAVE, seul.
Allons, avant que mon oncle soit de retour de sa promenade obligée, j'ai au moins vingt-cinq minutes devant moi. A merveille! le coup de fouet est donné, les chevaux s'élancent; le pavé de la com* a retenti. Pourvu que ma ruse réussisse, et que le bruit fasse sortir madame de Melval de son appartement ! Dieu soit loué ! je respire ; c'est elle ! ne nous montrons pas. (u m cache.)