CAMU.LE
Je crois bien, un tableau comme celui-là.
SCIPION
Tenez, pour ne pas marchander, six cents francs et notre amitié.
DUCROS
J'aimerais mieux cinq cents francs tout court ; c'est plus rond, c'est portatif.
Air : A soixante ans.
Allons, Messieurs...
(a part.)
Plus je le considère.
Je m'y connais, c*est bien moins qu'il ne yaut.
(Haut, et repassant entre Auguste et Scipion.) Acceptez-vous, pour terminer raffaire.
Mes cinq cents francs?
SCIPION
Va donc, puisqu'il le faut; Mais en honneur, ce n'est trop.
(Montrant le tableau.) La jarretière elle seule, et sans peine. Vaut cent écus...
AUGUSTE
Gomme c'est détaché !
SCI PION.
Du procédé soyez au moins touché.
ENSEMBLE
Pour deux cents francs^ nous to^s laissons la rejne,
AUGUSTE
Et Leicester par-dessus le marché, {bis,) ,
PUCROS.
Allons, puisque c'est conclu, dans une heure je viendrai le chercher en vous apportant l'argent, (ii salue les jeunes j^eos. a part.) Puisqu'il ^st impossible (Désignant Camille.] de lui parjei*. (il
glisse une petite lettre dans le panier de Camille, qui est assise et occupée p.
travailler.) Eh bien! ma charmante, êtes-vous contente de moi? C'est pour vous c^ que j'en fais.
AUGUSTE
Eh bien ! monsieur Ducros, que faites-vous donc ?
DUCROS
Rien. Enchanté de m'être entendu -avec vous, parce que le commerce, les arts, tout cela se doit un mutuel appui. (Regardant le tableau.) Quel coloris ! quelle jarretière ! Dieu ! que la jarretière est bien! Adieu! adieu, ma charmante , vous aurez de mes nouvelles plus tôt que vous ne croyez, (u sort.)