AUGUSTE, VICTOR
VICTOR
Jiem, vols toi-même, et dis-moi ^'i] est perflijis de pousser plus loin l'insolence.
AUGUSTE, parcourant le billet.
« Adorable mignonne... » Point de ^signature, et c'est une déclaration d'amour qu'on ose adresser à Camille! (Avec colère.) Morbleu ! (se reprenant.) C'est cé matin, quand elle est sortie, qu'on lui aura glissé ce billet dans son panier.
VICTOR
Eh bien! tii vois maintenant ce que je te disais tantôt. C'est nous qui l'exposons à de pareilles insultes ; c'est la position où elle se trouve ici.
AUGUSTE
Tu as raison, mais s'il faut t'avouer la vérité, il me serait impossible de ne plus voir Camille, de me séparer .d'elle. Pendant longtemps, comme toi, j'ai cru que ce n'était que de l'amitié, mais je ne peux plus m'abuser, c'est de l'amour.
VICTOR
Que dis-tu?
AUGUSTE
Je l'aime; je veux l'épouser; et c'est là le projet dont je voulais te parler ce matin.
VICTOR, à part.
Ah! malheureux que je suis! (Haut.)
Air : Restez, restez troupe jolie.
Quoi ! Tamour régnait dans ton àme, Et tu ne nous eu parlais pas!
AUGUSTE
C'est qu^en pensant à cette flamme.
Je me la reprochais tout bas.
Oui, de Taimerà 1^ ^olie.
Je m'accusais... car c'est^ hélas) Le premier bonheur de ma vie . Que vous ne partagerez pas.
Ou plutôt je disais : c'est ma femme et moi qui tiendrons le mténage; et par ce moyen nous ne nous quitterons pas, nous resterons ensemble. Je sais que le moment n'est pas favorable, Duisaue nous n'avons rien que des dettes, et que notre loyer