‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 25 sur 446 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

DUBOCAGE, MATHILDE, en petite fille, un U^n à la main. qu'eUe

pose sur la fable. DUBOCAGE.

Encore un enfant! allons, û est dit qu'aujourd'hui je n'en sortirai pas! Qui êtes-vous?

MATHILDK

Mathilde, votre petite-nièce.

DUBOCAGE

Ma petite-nièce! on m'avait pourtant assuré que mon neveu n'avait que dix enfants, et de bon compte en voUà au moins quinze qui, depuis ce matin, arrivent ici pour mefaire enrager.

MATHILDE

Oh! moi, je ne viens pas pour cela; au contraire, je vous apporte de bonnes nouvelles.

DUBOCAGE

Il serait posdîHe! Eh bien! mon enfant, le feu qui était chez moi?

MATHILDE

A été éteint aussi promptement qu'il avait été allumé.

DUBOCAGE

Je respire!... et tes frères?

MATHILDE

Mes frères, vous ne les verrez pas de sitôt; les uns sont dans leur lit, et les autres ne peuvent plus «remuer; mais le docteur m'a dit qu'il n'y avait pas le moindre danger à craindre.

DUBOCAGE

A la bonne heure.

fl8 LE VŒUX GABCON Kt Li IVinZ FILLE-

MATHILDE

Tous les jours; et vous vous places, dit-on, d'être seul, | d'Être abandonné; c'est ma mère qui aurait embelli votre »- | litude, qui aurait charmé vos vieux jours, bien mieux que des en&nls tels que nous, qui ne pouvons rien pour votre plaisii ou votre boidieur, si ce n'est de vous aimer. i

DUBOCAGE, k ptrt- '

Cette châre femme, est-il possible! Je me repeus d'avoir &È si sévère; oui, oui, je conçois que si elle existait encore, si elle était ici, une femme jeune et aimable, qui tiendrait ma maison, qui en ferait les honneurs... D'un autre câté, nao neveu et puis cette petite fille, surtout en mettant tous les autres en pension ; certainement il y aurait eu moyen d'être i heureux; et je ne l'ai point voulu..'. Pauvre fi»ume! ta coO' damner ainsi sans la voir, sans la cOnnùtrc! EUe avait rûsooi j'ai été injuste à son égard.

HATBiLDE, qui r& obicni. '

Mon oncle, qu'aveï-vousî

DUBOCAGE, très douMur.

Laisse-moi, mon enfant, j'ai besoin d'être seul. (MnhiUt i**-

loigne.) Je souffre beaucoup. {eUc niiuH m u a»t pnt da lot.) DUBOCAGK, l'ipcrctTUit tout prèa d* kd.

Ah! tues encore là?

MATBUJIG.

Je m'en allais; mais vous m'avez dit : Je soufire, j'û cru que vous me rappeliez.

Oui, oui, reste mon enfant ; tu avais raisfw, je soul&edéjà moins.

H&TBILDB.

Que puis-je faire pour vous distraire? (eq ■oariant.) Vouleivous que je vous Use quelque chose, ou que je voua joue une sonate î

DUBOCAGB.

UnesOTiate! je ne pourra plus me passer de cette enfant-U; c'est un trésor pour mes soirées d'hiver. Pour le moment, j'aime mieux que tu me lises... cela me calmera. Quel est ce Vdhmie que tu avais à la main 1

■ATBILDE, im peu honlniu.

Mon oncle, c'est un K"^ ^c contes de Bfcs.

iOO LE VnSUX GARÇON ET LA PETITE FILLE.

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