SCÈNE VIII
GABRIEL, LAVENETTE.
LAVENETTE, sortant de la porte à droite et parlant à un domestique.
Ah bien! oui, il ne manquerait plus que cela; venir me chercher pour aJler en mer en sortant de table, (au domestique.) Gervais, mon garçon, dis à nos confrères qu'ils peuvent aller à bord du Philopcsmen, si ça leur fait plaisir; qu'ils fassent leur rapport sans moi; je suis médecin attaché à la ville du Havre, j'ai mille écus pour cela, je veux les gagner en restant à mon poste.
LE DOMESTIQUE
Oui, Monsieur.
LAVENETTE.
Attends donc encore; tiens, tu remettias à ma femme cet
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éventail en ivoire que le viens de Lui acheter^ car elle est d'une inconséquence! aller perdre le sien cette nuîf dans la diligence^ ou, ce qui est tout comme, le confier à un jeuâe
homme qu'eUe ne connaît pas. (Le d'omesUque sort par le fond.)
GABRIEL
Ah! mon Dieu! madame Lavetiettô était ma compagne de voyage.
' LAVENETTE^ cariait eBic6rft au dtomestique.
Dis à ma femme que dans l'instant nous allons la prendre
en voiture. (Se retournant et apercevant Gabriel.) Eh bien ! jeune et
bel étranger, que faites-vous donc là? Nous allons pairtir pour la mairie; et, d'après ce que j'aî entendu dire. C'est .vous qui allea^ donner la main à la mariée ?
GABRIEL
Ouï, Monsieur... (a part.) J'y suis. (iB^aut.) Je cours diefthet madame de Crécy. (Montrant la porte à gauche.) Je tiens à ce qtt'bn se dépêche, car je suis en retard; il faut cfe matin que j0 tetourne à mon bord.
LAVENETTE.
Ah ! Monsieiu: a quitté son équipage pour venir à terre, peutêlf e mêsae sans p^rnâssion?
GABRIEL
FrésiséBttBl; umbs l'aaour de lar pstrie^ le déskr de voir ses amis quand il y a longtemps qu'on en est séparé... Songez dsta^ que j.'arrive de Smyrne.
LAVENETTE, s^éloignant de lui.
Ah ! mon Dieu ! est-ce que vous seriez du Philopcemen ?
Oui, Monsieur, un navire superbe qiii, dans ce moment, est en rade; mais ce matin, daùs mon iùip£dieï!te, je tiàfersiitfsjeté dans la chaloupe et j'ai a!f>ordé à lat côte, sans ett neù dire à personne; c'est vous, cher docteur, c'est vous cfuî èfefe le^ pte^
mier...' (U lui tend U lùaln, le docteur recule./
LAVENETÏE, tremblant.
ftonsieur... iStonsieur... toate la société... tot^ la noee qai est là.
GABRIEL
Vous avez raison, on va nous attendre; je cours chercher la mariée, puisque je dois être son chevalier d'hoittieuf . ifi ibrt
par la porte à droite.)
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