‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 407 sur 446 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les précédents, EMMELINE.

EMMELINE, sans Toir d*abord RinTiUe.

Mon papa! mon papa! qu'est-ce que cela veut dire^ je suis tout émue , toute tremblante ; il y a en bas un homme qui demande à vous pai'ler.

DERYIÈRE.

Et qui donc encore?

EMMELINE

Un étranger, un Allemand, M. Zacbaric:il m'a annoncé que mon cousin allait peut-être arriver.

RI N VILLE, à part.

Me voilà bien.

EMMELINE

Et c'est pour cela qu'auparavant il veut, dit-il, vous parler à vous^ pour une affaire qui concerne votre neveu, M. Charles.

DERVIÈRE, se retournant vivement, à Rinville.

Pour toi? (Se reprenant.) Dieu! qu'ai-je fait!

EMMELINE

Ah! mon Dieu! qu'avez-vousdit?

DERVIÈRE, cherchant à se mettre devant Rinville.

Rien, mon enfant, rien, je te prie... Je parlais à Monsieur, qui est un étranger, et qui se trouvait là par liasard,

EMMELINE

Non, non vraiment, vous me trompez; ce que vous lui disiez tout à l'heure, votre trouble , votre embarras, ses yeux fixés

EMMELINE ET RINVfJULfi^

Air de JeannotM Colin.

Beaux jours de notre enfance.

Vous voilà revenus.

ENSEMBLE

EMMELINE

C'est lai! de sa présence Tous mes sens sont émus.

WïSVILLE.

De sa douce présence Que mes sens sont émus!

e;isemble.

Beaux jours de notre énonce, Vous voilà revenus. '

EMMELINE

Comment c est toi ! que je te regarde encore ; c'est que waiment il est bien changé, n'est-ce pas, mon p^paî iffif ^ ^al, cest toujours la même physionomie, et siîtout S mêmes yeux, ces choses-là restent toujours: et vous Mons.W comment me trouvez-vous? ' Monsieur,

RINVILLE,

Plus jolie encore que je ne croyais ! au point qu'U me sem ble vous voir aujourd'hui pour la premièrVfois.

EMMELINE

Vramient! ah! dame, je ne suis pas changée comme

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