SCÈNE xvr
ploie... Ah! mon Dieul si elle mettait 4 ce prix le don de sa main? si elle me Tofirait aujourd'hui? il n'y auiait que ce moyen de me mettre dans l'embarras; et je parie que c'est le seul qu'elle prendra, le vous le demande^ abrs^ que deviendrai-je? . .
SGÈNE'XVL M. DE YIHJBPL ANCHE, CATHERINE.
CATHERINE, entr*oùvranC la porté dû tond. •
Eh bien! Monsieur, savess^Touff quelque chose?
M. DE TILLEBUNGHÉ. "
Oui, mon enfant, je sais tout, et" je n'en suis pas plus avancé.
CATHERINE^ montrait là'pdrte à 'dTOÎf«.
Vous avez vu ce monsieur ?
M. DE VILLEBLANCHË, vivement.
Ihi tout, j'en étais bien sût. (âévérëment.) Au surplus, ne ré^ pétes jamaiis ce que vous avez entendu, et iîoûvenez-vous que votre maîtresse estia vertu même.
CATHERINE
Puisque Monsieur l'exige, je ne detHande pas mieux, (a part.) Par exemple, ça fera Un bieti bon ttiari. (Haut:) Et poin'ce malheureux jeune homme qui se désole , 4ue je ne sais qu^eu faire?
' ' M. bfe VILLËBLANCHE.
Ah! lui, c*est différent; il n'y a plus d'espoir. * *
CÀlTHFiRINÉ.
Comment?
Il peut partir quand il voudra, car îé ôônriâls Tôbstatelé, <et il n'y a pas de ressource.
• CATHERINE
Comment! un obstacle? mais un obstacle finit toujours. p^r se détruire. . .
Air : Lise épouse V beau Gernance.
Par les soins^ jpar la constauce.
M. DE VILLËBLANCHE.
ïls n'y peuvent rien, je pense.
CATHERINE
On peut changer d' sentiments; Etp*t*ètré qu^avec le temps..I
M. DE VILLEBLAMCHE^ en confidence.
Le beaa côté de Taffaire, Je m'en vais te le conter :
C'est qu'avec le temps, ma chère^ Gela ne peut qu'augmenter.
CATHERINE
Alors j Monsieur^ qu'est-ce donc?
M. DE VILLEBLANCHE
11 n'y a pas de nécessité que tu le sacheâ.
CATHERINE
Oui; mais le plus terrible^ c'est que mam'selle. EugéDie aime aussi ce jeune homme.
M. DE YILLEBLANCHE.
Elle Taime! tu en es bien sûre?
CATHERINE
Elle n'en dit rien à sa mère , mais j ai bien vu tout à l'heure, quand j'ai prononcé devant elle le nom de Saint-FéKx^ elle a rougi, et en apprenant que Madame l'avait renvoyé , elle avait les larmes aux yeux; les pères et les mères sont-ils désagréables!
M. DE VILLEBLANCHE
Pauvres enfants!.,. Tu as raison; ils s'aiment; et je souffriiais... non, morbleu! ce ne sera du moins qu'après a^oir tout employé; va dire à Saint-Félix qu'il vienne me retrouver ici dans une demi-heure , parce qu'alors il sera marié et moi aussi, ou bien nous partirons ensemble.
CATHERINE
Oui, Monsieiu*, j'y vais; je vais lui dire... (a part.) C'est vraiment un brave homme, et je ne conçois pas Madame de faii-e attendre des gens comme ça. (Elle sort.)