SCÈNE XX
Les précédents, uis garçon de bureau.
LE GARÇON, à H. de Valeour, lui remettant une lettre.
De la part de son excellence.
M. DE VALCOUR, prenant la lettre.
C'est la réponse à mon rapport. . . Maintenant je n'ose l'ouvrir.
VICTOR
Allez toujours.
M. DE VALCOUR, lisant.
« Monsieur, je viens de lire la chanson que vous m'avez a adressée; et j'ai vu avec plaisir que j'étais seul attaqué. Je (( trouve les couplets charmants, quoiqu'un peu durs; mais « quelque forme que prenne la vérité pour se présenter, elle d doit toujours être accueillie avec ou sans costume, »
BUBONT.
Je reconnais bien là Monseigneur. Cet homme-là B un esprit.'
H. DE YALCOim.
Oui, ce dernier trait-là est charmaDt. [conSnoini U leciure de la leiire.) « Je VOUS charge de découTrir l'auteur d« cette dian- K son : il m'a rendu service en me signalant des abus; et quel • qu'il soit, H mérite une récompense. Je vous jwie donc de a m'en proposer nne ponr lui, etc., etc.
Est-il possible?
Est-il heHreux! le voHà sûr de sa gratMIcatîon.
VlCron, lui dnniiBiit une poignée de luin.
Non cher Belle-Main, vous saveE ce que je vous al dit; je ne TOUS oublierai pas.
KOTIOKT.
Du tout, c'est moi que cela regarde; etje lui ai déjà promis, avec l'autorisation ie M. le chef de divi-^ion, nne gratification de trois cents francs, le quart de ses appointements.
Ce n'est pas asset, mon cher; on l'a injustement soupçonné; on lui doit une réparation. Je propose au directeur eîk cents
francs de gratification.
BEll.E-MAm, élevant an ciel m iruh» qui llenneof encore le punpluie.
0 mademoiselle Charlotte t
H. DE VALCODR, h Victor.
Quant à vous, jeune homme, il s'agit à présent de justifier les bontés de son excellence ; je ne vous perdi'aî pas de vue, et c'est à vous de mériter par votre assiduité et votre travail (Montrant Eugénie.) la récompense que je vous ai promise.
Avec un tel espc^r, je frémis de la quantité de rapports et Se circulaires que je vais abattre.
BELLE-MAIH, faisant le geste d'icrire.
Dieul m'en voilà-t-il en perspective! je ne lisquc rien de tailler mes plumes.
Et quant à ma chanson, puisque je lui dois mou bonhear... combien je me félicite maintenant de l'avoir faite !