‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 59 sur 446 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les PRÉCÉDENTS, LOLIVE, déguisé en Tieux marchand ; ROSE.

ROSE, annonçant.

Monsieur Guillaume Lenoir.

EDOUARD, stupéfait.

Monsieur...

FRAMVAL, de même.

Comment?

LOUVE, courant à Edouard.

Mille pardons, mon cher monsieur Edouard, de vous poursuivre ainsi chez les autres ; mais les affaires avant la politesse... On vient de me dire que vous étiez en famille, et je n'ai pas cru être indiscret ; c'est sans doute monsieur votre père et mesdemoiselles vos sœurs que je me fais l'honneur de saluer? Désolé devons interrompre... Deux mots, et je me sauve.

EDOUARD, à part.

Qu'est-ce que cela veut dire ?

LUCIE

Ces Messieurs ont à causer d'affaires; mon père, permettez-moi de me retirer.

EDOUARD

Pourquoi donc? je n'ai de secrets pour personne, moi...

LOUVE

Ah ! ce n'est pas amusant, pour une jeune personne, d'en- ^ tendre parler d'enregistrement, d'état de lieux... si c'était un contrat de mariage, je ne dis pas; on prend patience, parce qu'on se dit : les affaires avant la politesse.

FRANVAL

Va, mon enfant, nous te rejoindrons bientôt.

LUCIE, à Rose en s'en allant.

Ne les quittez pas, ma chère Rose, (s lie sort.)

i86 LE MENTEUR VÉRIDIQUB.

Les p^^ÉpEOiTS; nieepté LUCIE.

LOUVE

Ah çà! mon cher Monsieur, je viens voir si vous voulez enfin terminer Taffaire de votre maison?

EDOUARD^ étonné.

De ma maison?

LOUVE

Quand je dis votre maison, c'est-à-dire la mienne. J'ai acheté, vous m'avez vendu , il ne s'agit plus que de me mettre en possession. Du reste, mille choses aimables de la part de madame Guillaume Lenoir, mon épouse : je ne vous en parlais pas d'abord, parce que lesi affaires avant la politesse.

EDOUARD

Ah! vous veniez pour... (a Pranvai.) Pai* exemple, voilà bien l'aventure la plus extraordinaire...

FRANVAL

Qu'est-ce que tu y trouves donc d'extraordinaire? tu as vendu ta maison.

EDOUARD

J'entends bien : ce n'est pas cela (|ui m'étonne; mais si vqus saviez...

LOUVE

Air du vaudeville de VÈcu de six francs.

La minute n*est p^s signée ; I^aistout est réglé copame il faiit; Et pendant la présente année G*est vous seul qui payez Timpdl.

ÊDOUARp.

Quoi! je le paye^ est-ce possible!

Il ne manquait plus que cela j Et grâce k cette maison-là ^ Je vais me trouver éligible.

C'est dommage de Taypir vendue,

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