I,E§ FRÉCÉDENTS, EDOUARD, LUCIE, ROSE
EDOUARD
Parbleu ! vous êtes tous d'aimables convives; vous , beaupëre, vous nous quittez au milieu du déjeuner, et un instant après, milord disparait à la seconde bouteille de Champagne.
ROSE
Quelqu'un le demandait.
EDOUARD
Ah ! oui : peut-être quelque jeune homme qw\ était dauf l'embarras; car je suis forcé de convenir qu'il est fort Q\>tir géant; il rend service, et sans intérêt; c'est beau, dites donc, beau-père! Qu'est-ce que nous faisons ce matio?
FRANVAL
J'avais envie de sortir; mais voipi une yMtÇ qui nous arrive : un ami de la famille.
EDOUARD, 9i V. d|l ^«i4trV4ni«l.
Pardon; je n'avais pas eu le pl4i^ir de voir Monsieur. Monsieur est de Bordeaux?
FRANVAI,,
Justement,
ÉnOUAflD.
Je l'aurais parié; nous autres gens du Midi, nous avons un air de loyauté, de franchise, Si Hûnsiem* est poiu: quelque temps à Paris , je me ferai un plaisir de lui servir de guide.
200 LE MENTEUR YÉHIDIQUE.
de conducteur. Je tous en prie^ ne yous gênez pas avec moi; dès que vous êtes Tami du beau-père...
M. DE SAINT-MARCEL^ à Franv&l.
Je vous fais compliment^ Monsieur; votre gendre me parait un aimable garçon.
FRANVAL^ bas, à M. de Saint-Marcel. -
Attendez^ attendez, (à Edouard.) 11 faut te dire, mon ami, que Monsieur est ici pour solliciter, et aiu'ait besoin de M. de Saint- Marcel.
EDOUARD
Tant mieux. On dit que c'est un homme juste et impartial, dont tout le monde s'accorde à faire l'éloge.
FRANVAL
Oui. Mais toi, qui le connais intimement ^ ne pourrais-tu^ par ton crédit...
EDOUARD
Ah! certainement; et j'aurai l'honneur de lui présenter Monsieur. Vrai, vous en serez content... Un homme charmant^ qui, sans me vanter, me veut du bien.
FRANVAL, riant.
Hein!
M. DE SAINT-MARCEL, bas, à Frantal en riant.
Eh mais ! jusqu'à présent, je trouve qu'il dit vrai.
EDOUARD
Et d'une gaieté... Ce n'est pas lui qui m'aurait laissé seul à table, comme vous l'avez fait. Tenez, hier encore, nous avons déjeuné ensemble chez lui.