SCÈNE VU
SAI^T-YVES
Du tout; j'étais là dans Un fauteuil, où je crois que je me suis endormis; moi , d'abord , je ne m*impatiente jamais.
HORTENSK.
fc'est d'un iiéutéùx caractère ; mais voiis pouviez entrei^, car j'étais là à causer avec M. de Merteuîl, votre oncle.
SAINT-YVES
Ah ! mon oncle de Merteuil est ici? j'en suis enchanté, c'està-dire, enchanté... j'entends par là que ça m'est biefi égal, parce qu'il ne m'a jamais beaucoup aimé , à cause de mon cousin Léon qu'il me préférait, donnaissez-vous mon cousin
HORTENSE
Fort peu.
SXlNT-TVES.
Ëh bien, vous verrez un joli garçon ! an dit que nous îiojjs réssémbloris tin peu; hiais il est bien hiieui; et puis, voyezvous, tïioii cousin Léon est uti gaillard qiiî a des connaissances, de l'instruction ; et ses études... donc !... je p6ux dii'e qu'il les a faites doubles ; je vais vous expliquer comment :
Air du vaudeville du Petit Courrier.
Dans le collège où nous étions, Nos devoirs étaient tous les mêmes ; C'est lui qui me faisait mes thèmes Et qui dictait mes versions.
Je iùe fâcbe p6ti, d'ordinslire, Mais quand on m'insultait, ma foi, S'il fallait se mettre en colère , C'est lui qui s'y mettait pour moi.
Parce que moi, voyez-vous, au collège, je n'ai jariiais été fort d'aucune manière, (eii rum.) Ah! ah! aussi, je n'ai pas peur dé perdre mon latin ; ah ! àh !
riOF(tfeï<rsE.
Mais taisez-vous donc; si ofi voiis entéridàrt.
SAINT-VVES, ffeprenant Tair soumis et âériÊÙjf.
Je me tais. Madame.
HORTENSE
Avez-vous fait ce dont nous étions convenus ?
SAlNT-tVEg;
CHti, Madame, duii j'ai été chez la marchande de modes ^
9f€ KA
fl Portai à toutes es BÎaBaîcs-là. Ak^ ak, ak!
le ne tais, Haihinf Ti
le oàrt ne tous pkû pss, ce n'est pas ma feole; je vwibis \tùm enlouiei de briOanb , mais mon coosm \Àsm n'a pas WBn ; ixrcs-^oas pourquoi? c'est assez Iwte ; il m'a dit : « A m qiHÂ bon des diamants? ceux qni icgaideroiiâ ce portrait ne m les vcnoot pas. v Ce qui est nne nîaisene , paice qne des dnmanls^ ça ae mit toaioais; akxs, je fan ai dft : « Fais m comme tu Toodias. v
Comment, crt-ce qœ ce serait fan aussi?
SAIRT-TfES.
Oïdy Madame.
An : fK^ ^^^ fi&tttmt iTqpoiiMr eiilt.
Mais je ne Teu plas, je ratteste, A mon covni aToir iccoon; Pour mettre m cadre ansâ modeste.
On fa fait attendre hait jonrs; 11 fkot qo^ ioit bien bon apdtre.
Hait jonn ! est-ee là dn Ihmi lensT
(■.InMIe
Il en anrait Cût fiûre on aotie, Qa*a n'eftt pas été plus longtomps.
n est nai qa'à Paris les oanierB, eli, ehl...
Encore, Monsieur!
SÀnrr-TVEs.
tais, Madame; mais en tout cas vous lui en feres Te Tos reproches, car il Ta Tenir.