SCÈNE IV
GABRIEL^ fioi.
On ne m'avait p(i9 trompé; elle est veuve, elle est libre; dit ans d'exil ont dû expier ma faute , et je p«n»e qu'elle sera assez généreuse pour me recevoir^ Je n'ai pas osé demander sa demeure, ni me présenter chea elle. Mais il y a ici une noce, une grande réunion; la meilleure société dii Havre y est invitée... Madame de (iécy s'y trouvera sans doute; voilà pourquoi j'ai accepté lés offres de mon ancien camarade; et quand je pense qu'aujourd'hui même je vais la fevoir, j'éprouve un tremblement dont je ne me croyais pas eapable. Moi> un ma« rin, un corsaire !
Air de Ténierë,
Mais d'où vient donc l^émotion profonde Qne, malgré Dôoi, dans ces lieux Je ressens î Moi, voyagear et citoyen du monde, Tous les pays m'étaient indifférents!
Depuis dix ans^ fatigué de moi-même.
C'est le seul jour où mon cœur fut ému.
Ah ! la patrie est aux lieux où l'on aime, ^ Et je sens là que j'y suis revenu.
Ah! mon Dieu! quelle est cette fenmie qui s'avance dans cetttf
éSO LA OtTARANTAlNE.
galeiic? Comme mon cœm* bat! c'est elle, c'est Mathilde! quel bonheur ! elle vient, et elle est seule.