‹ ThéâtreChapitre 152 sur 251 · Mi · texte numérisé non relu

Mi

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toute la vie^ et si mes parents rayaient voulu^ je ranrais juré à un autre. Dites<moi^ Jules^ comment me trouve^Toosf

JULES

Mais très-bien, ma cousine^ comme à rordinaîie

AOTONIKE.

Rien de plus ! Je suis bien bonne de lui demander... conmie si un petit garçon s'y connaissait. Je ne sais pas ce qoe vous avez fait aujourd'hui de votre goût et de votre aiqabilité, mais vous êtes d'un maussade....

JULES

C'est que j'ai du chagrin. •

ANTONINE

Aujourd'hui, c'est très-mal; vous» aunes bien pa remettre à

un autre jour, par amitié pour moi... (Gaiement et en confidence.)

Dites donc, Jules... j'espère que vous ayei fait des ooupMs pour mon mariage?

Non, ma cousine.

ANTONINE

C'est joli ! Comment, vous en avez chanté à la noce de ma* dame Préval! et pour la mienne... c'est bien la peine d'avoir un poète dans sa famille. Qu'est-ce que vous faites donc an collège? Mais si vous voulez, il est encore temps; mettez-vous à rouv]^^^ T^te un impromptu.

AiB : Comme il m'aimait»

Dépêchez-vous, {his,) Car déjà la joarnée avance»

JULES

Que dire?

ANTONINE

Ce qu'ils disent tous.

Gomme eux, célébrez mon époux Son bonheur et son opulence.

Ma candeur et mon innocence...

Dépéchez-Yous. (jbis.)

JULES

Moi^ célébrer ce mariage! ça me serait impossible.

ANTONINE

Et pour quelle raison?

JULES

le ne saiS; je ne puU vous dire... mais je suis au désespoirs

àffa ï, sGiNE z; 319

ANTONINE

Ciomment) vous pleurez?

JULES

Cest plus fort que moi^ ça m'étoufib...

ANTONINE^ avec douceur.

1) se pourrait! Allons, Jules^ vous êtes un enfant^ et je ne suis pas contente de vous; aussi je ne devrais pas vous donner ce cadeau que je vous destinais.

JULES

Un présent da vous^ ol^ Dieu! Qu'est-ce que c'est? Une inontre!

^TONINB.

Oui^ Monsieur^ à répétition^ et j'espère que vous la garderei toujours.

JULES

Âh! oui^ toujours; elle m'aidera à compter les instants que vous passerez auprès d'un autre.

ANTONtNB.

Encore ! Jules, Jules, je vous en prie, quittez cet air triste et sentimental; voulez-vous donc être remarqué et me causer du chagrin?

JULES, essuyant ses yeux.

Moi! plutôt mourir, et je m'efforcerai pour vous faire plaisir. (à part.) Allons^ il faut encore que je sois gai; est-on plus malheureux !

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