‹ ThéâtreChapitre 186 sur 251 · SCÈNE VIIL Les pftÉcÉDEirrs^ RÉlfT · texte numérisé non relu

SCÈNE VIIL Les pftÉcÉDEirrs^ RÉlfT

KADAME DE MELCODRT.

Eh ! tenez; voici encore quelqu'un qui vient V Jemander, et qui ne le trouvera pas.

DELMAR^ bas, k madane de Melooort

C'est lui-même.

MADAME DE MELCOURT. *

Ah! mon Dieu! ce que c'est que de ne pas connaître les personnes que l'on vante !

RÉHT.

Enfin ; vous voilà donc arrivés !

GERMONT

Ce cher Rémy ! emhrasse-moi donc.

RÉMT.

Bonjour 9 Monsieur; bonjour, M^<-H>oi8elle; un si aimable accueU...

GERMONT

Ne doit pas t'ëtonner^ toi qui partout es reçu et fêté; nous savons de tes nouvelles.

RÉMT.

De mes nouvelles! et comment?

GERMONT

Parbleu! par la renommée.

RÉMT.

Par la renommée? je ne croyais pas qu^elîe s'occupât de moi.

MADAME DE MELCOURT.

Ah! quoique médecin , Monsieur est modeste; voilà une qualité qui va nous raccommoder ensemble.

SOPHIE^ à Rémy.

C'est madame de Melcourt, ma cousine, et une de vos malades, t

RÉMT.

De mes malades! je ne pense pas avoir eu l'honneur...

MADAME DE MELCOURT.

Qu'est-ce que je vous disais? c'est insupportable î et nous allons de nouveau nous brouiller; il ne reconnaîl même pas ceux à qui il a reudu la santé !

sciNB vni, 26:;

DELMAR. ^?i

Parblexi! je le crois bien, siyr la quantité! Mais, pardon, Monsieur, av£^pt de sortir, j'aurais xi^ï\ paot de consultation ft demander au ((octeiu* sur des douleurs que j'éprouve.

RÉVT.

n serait vrai! qu'est-ce quç^ c'est! parle vite, mon cher Delmar.

DtlLMÀB, co^dniiant Rémy à V®Yt?é<A^^ 4^ t^^tre à gauç\ie.

Rien; mais j'ai une cQnfldence 2^ te fairç. |tf. Çermont a pris l'appartement en face sur le çp^^ne palier; je lui ai dit que tu demeurais ici avec moi.

RÉMlf.

Et pourquoi donc?

DELMAR

Belle question! pour que tu aies p|ui 4'occasions de voir ta prétendue.

RÉMT.

Je té remercie^ quel bonheur} Mai» quaat à cette dame, elle se trompe, je ne la coupais pas.

PELI^AR.

Qu'est-ce que cela te fait? ne va pas la contredire» ce n'est pas honnête.

MADAME DE MELCOURT, bts, à Germont.

Ce jeune homme qui cause a^ l^i §st M. Delmar, son propriétaire, un auteur très-distingué.

GERMON"?

Comment! c'est M. Delmar, l'auteur? je loge daps la maison d'un auteur! Tu sais bien, pia fille, cet opéra que nous avons vu à Montpellier... M. Delmar... les paroles de cet air que tu chantes si bien sur top piano... M. Delmar...

,MADAME DE MELqpUf^J,

J'espère que vous vous reucontrerez chez moi ayep Monsieur, qui me fait souvent l'honneur d'y venir; c'est aussi un ami du docteur.

GERMONT

Je lui en fais conrpHment. Si je me fixais à Paris, je ne voudrais voir que de^ poé(e», ^es artiste§^ dç§ ^ens célèbres. J'aimerais à paraître en public avec eux, parce que c'est agréable d'être remarqué , d'être suivi , d'entendre dire autour de soi : « C'est monsieur un tel, c'est sûr, le voilà; et quel est

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donc ce monsieur qui lui donne le bras? C'est M. Germent, de Montpellier, son ami intime. » C'est une manière de se £sûre connaître. Voilà pourquoi j'ai toujours voulu pour gendre un homme célèbre ; il en rejaillit sur la famille et sur le beau-père une illustration... relative...

RÉm.

Je suis désolé, Monsieur, de vous voir de pareilles idées, non pas qu'elles ne soient très-louables en elles-mêmes; mais, malheureusement pour moi, mon peu de réputation...

SOPHIE

Que voulez-vous donc de plus?

DELMAR

Tu es bien difficile; après les ouvrages que tu as faijts^ après ton Traité sur le Croup.

MADAME DE MELCOURT.

C'est-à-dire que c'est une modestie qui ressemble beaucoup à de l'orgueil.

RÉMT, à DdoMur qai lai fait des signes.

Non, morbleu! je ne veux point tromper un honnête homme; je veux qu'il sache que j'ai peu de réputation, peu de clients.

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