RIN VILLE
Je partais ,xMademoiselle, je venais prendre congé de vous.
EBfMELlNE.
Vous avez bien fait; car dès que mon père le veut! vous devez lui obéir sans murmmrer, (soupirant.) et moi aussi.
RINVILLE.
Son ordre était inutile; il eût suffî pour m'éloigner de la
310 LES PREMIÂIU» AMOURS.
présence de M. de Rinville, de ce nouveau prétendu^ que sans doute TOUS avex trouvé Gltariiiant> adcvable^
EMMELINE
Là-dessus^ Monsieur, je r\*^ pe» de comptes à vous réj^e. Gomme c'est moi qui Tëpouse^ je Mte 'la fludtreBse 4iÉi' ie trouver comme je veux.
UNVOAB*
Voud VépamÊM mldK Tatmcr?
ElÉHIUlfE.
Qui vous dit que je ne raime pasî et quand ce serait? £h bien! tant mieux ; j'aurai plus de mérite.
RinriLLBt.
Ainsi donc vous m'ouWes? '
EMULLOW;
Cest vous qui ftvH camnoLaiitiéa
RINVILLE. ^v,. •.
Dites plutôt que vous nç na'avez jamais aimé.
• 'EkMEtfli'E:
Si, autrefois, un peu; niiaiBlenant) pas du tout.
, , RINVILLE. , ;. «^,..: .,.. ..
C'est clair, et coinine je vois que tout est '^y entre jum, que noitô sonimes brouillés ajamais, je vouis xé^àB cet ânoeaiv. quejadis j'ai reçu de vous. ^ .
ElillEuilE.. , ^ .. . ^
ciel! qiioi! Monsieur, voiis né l'a^'z pas donn^ à une autre? Oui, c'est bien lui; il l'avait conservée AÏ^! que c'est mal à vous de m'àvoir causé tant de chagrinl^.
RINVILLE.
Je suis bien coupable, sans doute.
Non, non, vous ne l'êtes plus, quoi que vous ayez fait, je ne voV en veux plus, je vous pardonne. Vous avez gardé mon anneau, tout le reste n'est rien. Si tu savais, Charles-, combien j'étais malheureuse! j'éprouvais là Un serrement do cœur, un malaise dont je ne puis me rendre compte; et maintenant encote...
nco.
Att : Médites^moi, je vous en prie (d'U«E Hwjm »)b Mamagr.)'
ftlNVILLË.
Qu'ai-je entendu? surprise extrême!
ttâis doU-jè croire à mon bonheur?