L HÉRITIÈRE
AGATHE^ au public.
L'auteur m'a dit avec tristesse (De frayeur se sentant mourir) :
Je donne et lègue cette pièce Au public^ s'il Teut l'applaudir.
Cette clause est très-nécessaire.
L'acte serait nul autrement ; Ah ! Messieurs^ prouves qu'au parterre Vous acceptez le testament.
FIN DJS V»»R|T1ÉW,
LE
YAUDEVILLB XN UN ACTB
Il M«m4 fîM il- iiilrii tt faUt-Liiriit
Tbéàtre do 6ymnase-])niiuaUqae. — 15 janvier 1824,
M. p^SROGQSS, pv^priéteir». i JUSTINB, lièce 4e ?oidit(, «C tK
MA])$J^X)ISÇ]^ DPAOÇ^lii «a 1 i#alt (ia «adenoiMUe Dei rofkti.
sœur, P|:TXW^AJV,Mpffli99Uqa«daKl»])ei<f
4LGI6IAJ)£, çoiffei^. ] ro/che».
POUP&£T, peim^qoier. 1
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Un salon. Forte an fond. Denx portes latérales. A droite , un goéridon recouvert d'na tapis de serge verte. A fancbe, nne table et tout ce qu'H but peorla toilette.
3CÈNE PREMIERIS.
M. DESROGHES, MÀDEMOiSELLE DE6R0CHE%.
DESBOCHES,
Ah çà! tâchons de nous entendre^ si nous pouvons , Vous Yoici arriTée à un âge décisif : à celui où il iaut rester ûlie^ ifU prendre un mari.
• MAVKMGOaJLE VKSMfKUSS.
An . Connaissez mieux le grand Eugène, Mais mon âge est eueor^ mon frere^ Fort raisoDoable^ IHeo Merci,
DESftOCU».
fi^asf que B'èteï'vovi^ mst ^^kkft, kmsm raiso&DEïbie qwc \ml
UAb€M0nsa4JL MM^jOttS.
Je n'ai comp^. jfH^j'kiy je n^et. vaAte^ Qoe de* pnsAeaift
U iajl eiH <lair;
Mais au total^ quand on en a cinquante^ Ça peut déjà compter pour un bher.
Mais les romans que vous lisez tous les jours^ sans compter ceux que vous composez...
MADEMOISELLE DESROCHES
Cest-à-dire, monsieur Desroches, que parce que je suis votre pupille, vous vous croyez le droit...
DESROCHES
Du tout; je ne suis plus votre tuteur : depuis longtemps vous êtes majeure, et maîtresse de vous-même. )dais j'ai du moins conservé le droit de remontrance ! et je puis vous demander pourquoi, chaque jour, vous vous plaignez de rester fille, et pourquoi vous n'acceptez pas le parti que je vous propose, M. Durand, un avoué de province, et pourtant un garçon d'esprit, un parfait honnête homme, à qui j'ai donné parole, et qui doit arriver cette semaine; pourquoi n'en voulez-vous pas?
MADEMOISELLE DESROCHES
Pourquoi? parce que j'espère trouver mieux?
DESROCHES
Mais voilà trente ans que vous espérez ainsi; et si je ne craignais de vous fâcher, je vous dirais : « Belle Philis, on désespère, alors... »
MADEMOISELLE DESROCHES
Aussi, c'est votre faute : pourquoi vous obstiner à rester au Marais? Croyez-vous que les jeunes gens à la mode viendront vous y chercher? et le naoyen de trouver un mari quand on demeure à la Place-Royale?
DESROCHES
D'abord, ma sœur, Ninon y demeurait.
MADEMOISELLE DESROCHES
Aussi, est-elle restée fille.
DESROCHES
Ah! vous appelez cela rester fille î vous êtes bien honnête ! Mais je ne vois pas, moi, pourquoi vous en voulez tant à notre Marais. Ce n'est pas parce que j'ai l'honneur d'y être propriétaire, mais trouvez-moi donc un plus beau quartier ! Un air pur, des rues superbes! une population paisible; tous parapluies à canne !
MADEMOISELLE DESROCHES
A la bonne heure; niais c'est province : le Marais n'est pas dans Paris.