‹ ThéâtreChapitre 140 sur 449 · ACTE I, TABLEAU I · texte numérisé non relu

ACTE I, TABLEAU I

dans ce qu'ils appellent la chambre des lords et la chambre des communes, ou comme les Américains que Lafayette est allé rejoindre, ainsi qu'autrefois on mettait son épée au service de sa i!ame?.. Mais, monsieur, nous sommes une nation qui ne doit jienserqu'à une chose, à s'amuser... Et par Dieu, ce n'est pas loujours facile et on se donne assez de mal pour inventer de nouveaux plaisirs !... Nous voilà quelques-uns à la cour : Vaudreuil, 3 ersen, Adhémar et moi, qui ne savons vraiment comment suffire h renouveler nos passe-temps, à organiser de nouvelles parties 1 1 de nouvelles fêtes, à imaginer enfin de quoi plaire a nos dames. Vous voyez bien, messieurs, qu'il serait inconvenant de venir îious jeter à la traverse des préoccupations étrangères...

DE VALORY

Mais, M. le duc, la cour ce n'est pas toute la France !..

DE LAUZUN

Ma foi, je me suis laissé dire qu'en effet, on vivait par-ci, parla, ailleurs qu'à Versailles; mais je vous assure que je ne le crois ^uère... La France, c'est le Château ! ou plutôt c'est l'Olympe, j'our parler le langage de Boufflers et de Parny, et en voici la déesse !..

DE VALORY

La reine !...

DE LAUZUN

Et madame la comtesse Jules de Polignac!.. (^4 part.) Ces chers Volignac ! Parlez-moi de cette famille pour exploiter une amitié loyale; cela rapporte, dit-on, un million ou deux par année. (Lauzun fait quelques pas au devant de la Reine. Les trois Gardes m tiennent à l'écart et réunis. La Reine entre avec madame de Poliqnac ; elle porte un costume élégant de Suissesse. Louise les uccompagne, un pot au lait à la main.)

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