SCÈNE XII
JEAN, grisonnant et propre, réveillé par le chant et allumant sa lanterne.
Oh ! oh ! le faubourg est en train ce soir. Allons, chiffonniers, amoureux, la nuit est notre journée, à nous, journée de plaisir pour les uns, de peine pour les autres!... à l'ouvrage! (Prenant sa hotte.) Diable! elle est un peu faite... elle en demande bientôt une autre... il y a pièsde vingt ans qu'elle me sert; oui, depuis le jour où j'ai pi omis à ce pauvre Didier de veiller sur sa fille... Allons travailler. (Entendant chanter encore, il endosse sa hotte et descend de sa mansarde.) Quel sabbat! Ah c'est le mardi gras. Voilà mou domino, à moi... (Il montre sa
hotte. Prêtant l'oreille à la porte de Marie.) Chère petite voisine... elle don sans doute, car sa journée est finie, quand la mienne commence... (Faisant signe de lui parler.) Bonsoir...
bonsoir... [Il descend le grand escalier à la balustrade.) — Rideau de manœuvre.
TROISIÈME TABLEAU
Un Cabinet de la Maison dorée*
Au foTid, de chaque côté, fenêtres. Au milieu, une cheminée, glaces, pendules, candélabres, garde-feu, chaises devant la cheminée. A droite, un divan ; une porte au premier plan, du même côté. À gauche, une table servie, éclairée par des bougies. Au lever du rideau, Henri est as^is près de la cheminée, un journal a la main, Gripart, sur le divan, Lourdois à gauche de la table, Loiseau à droite, le comte de Frinlair au bout.