‹ ThéâtreChapitre 219 sur 449 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les Mêmes, TISON, L \UZUN, en joueur d'orgue.

tison, ramenant brutalement Lauzun.

Arrive ici, toi; tu me fais l'effet d'un suspect!

de lauzun, parlant avec V accent savoyard. Non, je suis un Savoyard...

TISON

Savoyard, c'est possible; mais, pourquoi joues-tu de ces airslà?...

DE LAUZUN

Dam! parce que c'est l'orgue qui les joue... Je l'ai acheta comme ça; il joue de ces a Us-là, ie ne puis pas en jouer d'autres... Vous qui avez l'air d'un malin, vous ne pourriez pas lui faire chauter autre chose... Les orgues, voyez-vous, ça n'est pas politique... ça dit blanc, ça dit rouge, ça dit bleu... c'est une manivelle qui tourne pour îouf le monde..*, et le pauvre Savoyard reçoit ainsi une petite pièce de chacun... Si vous préférez la Marseillaise, la Carmagnole, je n'ai qu'un cran à faire...

A la bonne heure, voil3 d^s airs qu' conviennent à des cœurs patriotes; mais ta Fièvre b . niante et ton Richard, un ci-devant roi d'Angleterre, va chanter ça aux aristocrates... (On entend une cloche dans la tour. )

tison, à Lauzun, en allant ouvrir la porte.

Reste là... tu joueras quelque chosn aux Capets... le garde national, causant dans un groupe avec Lètuvè.

Voilà Capet qui va descendre [On voit descendre par

Vescalier de la tour, Roux et les deux Municipaux ; les enfants, la Reine et Mme Elisabeth passait ensuite; Louis, suivi de Clèry, vient après ; le Garde national et des Artilleurs affectent de jeter des bouffées de fumée à la figure du Roi. Celui-ci s'arrête sur un des degrés, et après avoir promené un regard de noblesse sur ces hommes les salue avec dignité. Lt< Gardes nationaux, émus de cette attitude résignée, retirent leurs pipes,- reculent d'un pas et saluent) .

8fc LOUIS XVI ET MÀWE-AJNTOINETTE.

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