ACTE II, SCENE IX
Rodolphe, à part.
J'entends le glas de mes obsèques..,
LOUISANNE.
Cette ressemblance m'avait déjà frappée.
VAREMBON.
Le nez, surtout, le nez...
Rodolphe, à part.
Le nez ! Je ne puis pas l'ôter.
valentin, bas à Louisanne.
Ah! madame, qu'avez-vous fait?
LOUISANNE, bas.
Vous saurez tout.
VAREMBON.
Êtes-vous en appétit, monsieur Rodolphe?
Euh ! euh! [A part.) Je ne suis pas capable d'avaler un morceau.
VAREMBON.
Monsieur le chevalier, le bras aux dames.
sainte-amarante, passant près de Louisanne et lui offrant son
bras, lui dit tout bas*
Merci, madame, au nom d'une race de preux.
ENSEMBLE
Air : Final du 1er acte des Coups de pied.
VAREMBON.
A table donc, messieurs, à table!
Quand la compagnie est aimable, Rien ne se peut imaginer De plus charmant qu'un bon diner.
Rodolphe, à part.
Quelle aventure abominable !
Il s'agit de trouver à table Un expédient pour sauver Et l'héritage et l'héritier.
SAINTE-AMARANTE, bas.
C'est une aventure admirable !
Qu'il est doux de se mettre à table, Lorsqu'on est sûr, après dîner, Madame, de vous enlever 1
valentin, à part.
C'est une aventure incroyable!
* Rodolphe, Yarembon, Sainte-Amarante, Louisanne, Valentin.
Eh quoi î cette femme adorable Par ce faquin, sans hésiter, Consent à se faire eulever !
LOUISANNE.
Allons, messieurs, allons, à table!
(A part.) La leçon sera profitable, Et j'espère qu'après dîner Nous partirons pour les Cormiers.
(Ils sortent tous par la deuxième porte à droite. Le rideau ne baisse pas. La nuit vient, un garçon apporte deux flambeaux qu'il pose sur la table et sort. Le jour se fait.)