‹ ThéâtreChapitre 311 sur 449 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Les Mêmes, excepté ANTOINE.

batignols, à Pierrot, A présent que le vieux est parti, ça va être notre tour.

Donatien, sévèrement.

Ah! ah!... te voilà donc revenu de Paris?

batignols, Oui, monsieur le docteur. — J'étais allé faire un tour à la .grande ville; mais j'étouffais dans toutes ses petites rues et j'ai voulu revoir nos champs. Je vous amenons Pierrot, mon cousin. — Approche, Pierrot.

théobald.

Voilà un grand garçon qui ne paraît pas malade.

BATIGNOLS.

Au contraire, il se porte trop bien, et c'est d'une maladie qu'il aurait besoin, et je Tons conduit chez vous, monsieur le docteur, pour que vous lui en bailliez une...

DONATIEN

Je ne comprends pas.

BATIGNOLS.

Voilà l'explication de la chose : Pierrot va être milicien et comme i-1 n'a pas de goût pour l'état militaire, il aurait voulu

m MARTHE ET MARTE

avoir un certificat do giédaein, qui prouvât comme quoi il n'est bon à rien, et je lui on? promis que vous lui patarapheriez ce petil cprtificat-ï:i.

DONATIEN

Tu as eu tort, Batignols.

BATIGNOLS.

Vous refusez?

Donatien, à Pierrot.

Tu n'as pas songé, mon garçon, que celui qui ne répond pas à l'appel de son pays est un mauvais citoyen ; veux-tu donc qu'on d'i.*e de toi : Pierre Lomburd a feint d'être malade pour ne pas pieruire le fusil; Pierre Lombard est un lâche !

TIERROT.

Jarni quoi! non ! je ne voulons pas! — Mais voyez-vous, monsieur Donatien, j'ons une pauvre grand'mère, qui n'a que moi \ our gagner sa vie ; quand je ne serai plus là, faudra donc qu'elle nt mange pas, la digne femme?

DONATIEN

Et si tu étais certain que pendant ton absence, ta vieille mère aura de quoi vivre doucement, me demanderais-tu encore de t'aider à mentir?

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