SCENE XI
MADELON, puis BATIGXOLS.
MADELON
Pauvre bonhomme ! il fait dp la ppi \e à voir,
BATIGNOLS, ŒU fond.
Mam'selle Madelon! mam' selle Madelon!
MADELON
Ah! c'est toi, Batignols?
BATIGNOLS.
Oui, moi, qui ne pouvais plus quitter ni Charlotte ni le petit! — Oh! Madelon, quel enfant! il est beau à renverser, quoi. Il a deux yeux qui brillent comme les boucles de monsieur le curé. Oh ! qu'est-ce que je venais vous dire ? La tête n'y est plus quand on se trouve comme ça tout d'un coup pète de famille. Ah ! je venais vous inviter pour la cérémonie, pour les deux cérémonies. — Aujourd'hui le baptême, demain le mariage. — Je cours à la paroisse... je vas sonner les cloches moi-même pour annoncer la chose à tout le monde. — Puis je reviendrai chercher le petit avec les parents, les amis... A revoir, mère Madelon. Tiens!... tiens!...
MADELON
Qu'est-ce qui t'arrête?
BATIGNOLS.
Voyez-vous là-bas c'te belle demoiselle et ce beau jeune homme... sont-y gentils... et comme ils courent!
MADELON
C'est mam'selle Marie... avec l'étranger de ce matin. — C'est l'orage qui leur a fait peur.
BATIGNOLS.
Eh bien ! il ne me fait pas peur, à moi... Je vas sonner mes cloches.
[Il veut courir, mais s'arrête pour laisser passer Marie et Théobald; celui-ci tient au-dessus de la tête de Marie sa mantille que soulève lèvent. Ils rappellent tous deux ainsi le groupe de Paul et Virginie.)