HOLA NT
Kein? nous avons de l'humeur?... Si tu savais comme ça te détériore Je physique... (// aperçoit au fond le dévidoir et le soulevé.) Ah ! tu n'as pas de bois... {Il le met eu pièces.) Voilà comme on l'ait des fagots dans mon pays.
péklnltte, se. levant et courant à lui. Le dévidoir de ma tante !
Roland, allant mettre dans la cheminée les morceaux du dévidoir, chantant.* « Nous n'irons plus au bois d Les lauriers sont coupés. »
{Revenant à Périne'te. qui est étlléâ s'asseuii- à gauche et qui pleure.) Eh bien !...tu pleures, chérie ! (Avec sentiment.) Voyons ! qu'estce que tu as '?... conte-mflî tes peines... comme autrefois... quand tu étais petite filie et que tu m'appelais ton papa Roland. pÉiiiNETïE. B&èe humeur, se levant.
Laissez-moi tranquille... [Pleurard à demi et avec reproche.) Dans ce temps-ià vefcfê m'aimiez.
HOLAND.
Et je t'aime toujours-.?, parole!... Je n'ai jamais oublié que ton père... c'était un ami, celui-là... un vrai... il me faisait bien de la morale par ci. par là, niais il me prêtait de l'argent... ça compensait... même qu'une fois je lui ai sauvé la vie. PÉMNETTfi, étonnée.
Vous?
ROLAND
Un peu ! C'était un jour que j'avais l'air de douter de son affection... ça le mit en fureur — et il s'écria :
Air : De Turcnne.
Pour te eonvaincr', cœur plein de défiance, Yeu>-tu, pour toi, que je me jette à Peau, Ou qu'à tes veux dans le feu je m'élance, Et là dessus il part comme un oiseau.
Mais je Preliens en lui disant : tout beau ! Car maintenant, vieux, que je t'apprécie, Prêt'moi dix francs, et vis... j'aime mieux ça. Il m'ies prêta, se calma, m'embrassa...
Ainsi je lui sauvai la vie.
C'est comm'ça qu'jai sauvé sa vie.
Brave homme ! dire que je ne lui ai jamais rendu ces dix francs-là... Mais ça se retrouvera... je te ferai un cadeau... des boucles d'oreilles... hein'?., ça va-t-il?.. le jour de tes noces?.. Ah! ça te va!.. (Il s'est assis sur le bord de la table.)
* Périnette, Roland.
li ALLONS BAÏÏIŒ MA FEMME.
rÉRI:VETTï£.
Mes noces ! Ah! ben... c'est pour le coup qu'elles sont loin.
ROLAND
A cause ?
permette, pleurant.
C'est bien à c'V heure que ma tante no voudra pas que j'épouse Ma clou.
ROLAND
Maclou?.. qu'est-ce que c'est que ça... Maclou?
PÉRLNETTE.
Un garçon doux, honnête, tranquille..'. nu !
ROLAND
Un imbécile... après...
Dame !.. si on ne se mariait que pour faire de l'esprit...
I'.olàkd, à frnrt.
On n'aurait jamais d'enfant, c'est juste. (Haut.) Ah ça... mais comment suis-je un obstacle?
PÉUlNKTTB.
Ma tente nous refuse son consentement, sous prétexte que les hommes sont tous libertins, perfides, ivrognes...
ROLAND
Il y en a... on ne peut pas dire autrement... il y en a.
PÉlil.NBTTE.
Enfin, qu'ils vous ressemblent. [A part, en passant devant lui.) Attrape!...
ROLAND
Merci.
Ce n'est pas moi qui le dis... car, au contraire, je lui soutenais que vous reviendriez un jour... corrigé... converti... roland, allant a elle.
Moi? ah ! la bonne farce !.. et elle t'a crue ?
Oh ! non... à preuve qu'elle m'a dit, en manière de moquent. : Eh bieo ! le jour ou il reviendra comme tu dis.-, je te signerai un écrit, comme quoi je consens...
ROLAND, d'ntl t ..
Ah ben! alors... j'ai bien peur que tu ne restes fille.
PLRÏNLTfE.
Ça dépend de vous.
fommpnt^ Roland.
Si vous vouliez... il y aurait bien un moyen,
ROLAND
Un moyen?., parle... je suis un bon diable, va... au fond... et si ce n'est pas trop difficile.,.
Roland, Permette.
SCÈÎSE V. 4 3
Mais non... rien de plus simple... il s'agirait seulement pendant toute une journée... au lieu de tourmenter ma tante... d'être aimable pour elle, gentil, complaisant...
ROLAND
Complaisant?., ah! j'y suis!., pour qu'elle réforme son opinion sur mon sexe, et consente à signer... ?
Voilà !
roland, riant.
Moi! un époux modèle, tondre, soumis, un jobard enfin... ali! ah! ah!.. (La repoussant de lamain.) Es-tu bète!.. va!.. (/< gagne le milieu.) i fiU
périn'ETTe, le suivant et le câlinant.
Seulement, jusqu'à ce soir... faites ça pour Permette, la petite Permette, qui a bien besoin d'un mari...
ROLAND
Hein?
Maintenant que, pour la protéger, elle n'a plus son père!..
ROLAND
Ton père... c'est juste... faut v penser, pauvre vieux! Eh ben !..oui... mais...
rÉRINETTE.
Mon petit oncle!*.
ROLAND
Vlà que tu me cajoles encore!.. (Consultant sa montre.) Vovons, voyons... Il est midi... jusqu'à dix heures du soir, ça suffirait-il?
PÉUINETTE.
Certainement!., le temps de lui faire parapher ce maudit papier.
Et après, je redeviens libre, indépendant?..
C'est convenu
ROLAND
Au fait! ca peut être drôle... Eh bien! c'est dit.
PÉhl.NETTE.
Ah! mon bon oncle !
ROLAND
Jusqu'à dix heures me voilà un m'amour, un niaisot, un bonnet de coton, quoi!..
pÉniNETTE, naïvement.
Oui, mon oncle... m ris commençons par enlever cette table... car si ma tante la voyait...
ROLAND
Attends... je vas l'aider... (Pendant Vensemble, il porte la table dans la chambre, à gauche.)
ENSEMBLE
POLAND VÉFINE^TF ROLAND, VERITE.
Air : La riche JSature.
Pour celte fois encore
II m aura ) '
Pourtant je ) , , . „„ Pourtant il / déijlore Un tel procédé.
Est-ce raisonnable ?
ff 'U!S{ consterné ji est j
De ranger la table,
Sans avoir dîné.
les mêmes, CÉSAR, entrant par le fond, un panier de vin sur le
brer s.
CÉSkR.s'1 avançant en chantant. * Conaissez-vous le? hussards de la garde. (Déposant le panier par terre.) Voilà, mon général ! périnette, basa Roland, qui considère les 'bouteilles et montrant
ni i 1 CéSaV-
Dites donc... renvoyez-le.
roland, de même.
Ah! tu crois qu'il faut...
Dame ! vous m'avez promis... ,o,i
ROLAND
Oui... c'est juste!., j'ai promis..- c'est que, d'un autre côté... (Regardant les bouteilles en soupirant.) Enfin !.. [A César, d'un ton sévère et montrant les bouhiil"s.) Qu'est-ce que c'est que ça? césar, è ton né.
Hein ?
roland continuant.
Vingt-quatre bouteilles pour deux !.. Ah ça ! je voudrais bien savoir qu'est-ce qui t'a permis?..
ces Ai-., interdit. Comment, qui m'a permis"?.. Ne m'as-tu pas dit de faire une
charge à fond sur les ilacons de la bourgei roland, av.'c aplomh.
Je t'ai dit ca, moi?.. (.4 Permette.) Je lui ai dit ça, moi?
PÉRI NE TTC.
je ne l'ai pas entendu, d'abord.
césak, exaspéré.
Mais, je l'ai entendu, moi!., à preuve qu'il y a. pour le quart d heure, cinq poulets et six pigeons a la broche, et que c'ett Ja mère Jeanneton qui tourna.
César, Roland, Péiincll /