‹ ThéâtreChapitre 430 sur 449 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Puis, les attendrissant par un récit menteur : L'indisposition subite d'un acteur,

Douloureux contre-temps, insurmontable obstacle,

Nous force, dira-t-il. a changer le spectacle ;

Mais daignez accepter un dédommagement :

A vos yeux va s'offrir, Messieurs, dans un moment

Le nouveau rejeton d'une famille aimée,

Aux applaudissements par vous accoutumée,

Du fils de Paul Poisson encouragez l'essor.

Puissent, puissent surtout de son front jeune encor

Tant de lauriers cueillis par l'aïeul et le père

Ecarter les siftlets, ces foudres du parterre !

D'un bruit plus gracieux prêtez-lui le secours.

Un vif enthousiasme accueille ce discours.

Si d'abord il s'adresse au grand nom dont j'hérite,

Bientôt je ne le dois qu'à mon propre mérite.

Mêlé de souvenirs et de lazzis nouveaux,

Mon jeu fait éclater le rire et les bravos.

Le troisième Crispin est digne de sa race.

Mon père, en l'apprenant, s'adoucit et m'embrasse.

Reçu comédien ordinaire du Roi,

Je t'épouse...

MARIA XE

Un instant. Monsieur; répondez moi.

ARXOULD.

Quoi donc?

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