‹ ThéâtreChapitre 35 sur 69 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

HENRIETTE, ADOLPHE, puis DUCREST, ROU- MIER, JALADON, BOUCHOTTE, COTTREAU, MOUGINS, MURIER, LAVELINE, LEBRE- GEAT, MADAME PATINEL, puis HOREPOIX.

Au lever du rideau, Adolphe entre par le fond portant le café sur un plateau d'argent. Il va poser son platetiu sur le guéridon de droite et dispose les tasses, les cigares, etc. Henriette entre par le fond, toilette de dîner.

HENRIETTE

Eh bien, tout est prôt, Adolphe?

ADOLPHE

Oui, madame.

HENRIETTE, jetant un coup d'oeil sur le guéridon. Les cigares... les liqueurs... Bon. Vous mettrez quelques bûches. On gèle. (Entrent en causant les messieurs et madame Patinel.) Là, messieurs. Vous voilà servis et tâchez de vite nous revenir. (A Ducrest.) Tu n'as pas besoin de moi 7

DUCREST, sèchement.

Mais non, mais non, tu vois bien que non. (Elle sort au fond.) Vous m'excuserez devons recevoir ici? Mais, dans le fumoir, les conduites du radiateur ont claqué de froid, cette nuit. En plein mois de mai, où allons-nous? BOUCHOTTE.

Avec un bon poêle d'atelier au lieu de tes appareils modern-style, voilà qui ne t'arriverait pas. ROUMIER.

Moi, Je suis plutôt pour le feu de bois^ le vieux feu de bois de nos pères.

BOUCHOTTE

Cependant un de mes amis a inventé un certain petit système à gaz... La perfection 1 Gela se compose d'un aspirateur...

Ils remontent en causant chauffage vers les liqueurs.

DUCREST, redescendant vers madame Patinel, trois boîtes

de cigarettes à la main.

Egypte? Russie? Amérique?

MADAME PATINEL, prenant une cigarette que Ducrest allume.

Je n'ai pas de préjugés.

Madame Patinel fait d'infructueux etforts pour tirer une ^, bouffée et s'étrangle à moitié. .f^-

DUCREST

Dites donc, petite madame, vous ne m'avez pas l'air de première force sur la cigarette ?

MADAME PATINEL.

Vous ne le répéterez pas. J'ai horreur de fumer.

DUCREST, saisissant un in-8 sur la table et le précipitant dans un tiroir.

Alors?...

MADAME PATINEL.

Alors, qu'est-ce que je fais ici 7 Dame, moi cela m'amuse d'être au milieu de vos amis, au milieu de tous ces gens connus. Cela me fouette. Seulement, je mêle tous les noms. Est-ce curieux!

Nullement. Quand vous aurez dîné deux fois ici, vous vous y retrouverez toute seule.

MADAME PATINEL.

Vous croyez?... C'est étonnant comme vous êtes simple, bon enfant, pour un homme célèbre ! Le jour où mon mari m'a annoncé que vous plaidiez pour lui dans son affaire des cuivres, je l'ai presque grondé. Je prévoyais avec vous des tas d'ennuis.

DUCREST

Oh I pourquoi donc ?

MADAME PATINEL.

Tiens, je ne vous connaissais que par vos photographies, où vous n'avez pas l'air d'un monsieur commode : les bras croisés, la mâchoire en avant, et des yeux qui semblent dire : « Viens-y donc ! » DUCREST.

Tandis que, comme cela, qu'est-ce qu'ils disent, mes yeux?

MADAME PATINEL.

Oh! la même chose, mais en plus câlin : « Viens-y donc t »

DUCREST

Vous êtes un petit bout de femme extrêmement comique.

MADAME PATINEL.

Parce que vous ne me faites pas peur. Alors je me livre... Ecoutez : nommez-moi donc vos amis. Comment s'appelle le grand là-bas, blond pâle, avec une tête de chèvre au piquet ?

DUCREST

C'est mon ami Roumier, de l'Académie française.

MADAME PATINEL.

Il a écrit des romans, n'est-ce pas?

Non, des livres d'histoire.

MADAME PATINEL.

Ah 1 dame, que voulez-vous, je suis si peu littéraire ! Avec un mari dans l'industrie, c'était fatal. Pour lui, tous ceux qui écrivent, des poseurs!

DUCREST

11 n'a pas absolument tort.

MADAME PATINEL.

Et le grand sécot, là, à droite >

DUCREST

C'est mon vieux camarade Cottreau, le général Cottreau... le pacificateur du Transsahara. L'homme âgé qui lui parle, c'est un jeune : Chevrier, l'auteur du ballet qu'on joue en ce moment à l'opéra. Le gros, à côté, avec une bonne figure, c'est mon vieux Bouchotte.

MADAME PATINEL.

Un peintre, n'est-ce pas? Celui qui fait toutes les

femmes avec des moustaches violettes et des narines oranges ?

DUCREST

C'est cela môme. Quand je vous disais que cela viendrait ! Enfin, le monsieur à barbiche grise, c'est Jaladon.

MADAME PATINEL, triomphalement.

Un chirurgien !

DUCREST

Non, un philosophe, un des maîtres de la pensée contemporaine, l'auteur d'un livre fameux : la Substance et le Non-être devant la science moderne. Je parierais que vous n'avez pas lu ?

MADAME PATINEL, confuse. Non.

DUCREST

Mais qu'est-ce que vous lisez, mon enfant > D'ailleurs, je vous dirai que ce n'est pas non plus mon livre de chevet. (S'approchant de la table.) Un peu de café? MADAME PATINEL.

Tout à l'heure. D'abord, un gros secret à vous dire : j'ai été vous entendre plaider.

DUCREST

Vous ? Quand cela ?

MADAME PATINEL.

Cela vous renverse, hein ? L'autre mois, le jour où vous avez plaidé en appel le divorce de cette personne si jolie... Attendez donc...

DUCREST

Madame Savreuse >

MADAME PATINEL.

Parfaitement, madame Savreuse. C'est une amie

qui m'avait emmenée. J'en mourais d'envie depuis longtemps, et je vous promets que je n'ai pas regretté le voyage. Non, ce que vous parlez bien I DUCREST.

Vous êtes tombée sur un bon jour.

MADAME PATINEL.

Allons donc I On sent que chez vous cela doit toujours être le bon. Mais ce que j'ai préféré peut-être dans votre plaidoirie, c'est le portrait du jeune Chantaud, l'amant de cette madame Savreuse. J'en connais tant comme ça, de ces petits fêtards, qui, tout à coup, en auto, en aéroplane, vous deviennent des héros, et qui vous risquent tous les jours leur vie comme ils tiendraient un banco de cent louis : c'était si vrai, si poétique 1

Oh ! vous savez, dans les plaidoiries, on idéalise toujours un peu.

MADAME PATINEL.

Non, je vous assure, tout à fait le type. Et puis, votre voix, c'est cela aussi qui m'a ravie. DUCREST.

Ah ! bah !

MADAME PATINEL.

Ravie. A la ville, vous avez certainement une voix sympathique ; mais quand vous plaidez, c'est bouleversant. J'en étais pâle, comme quand on entend de la belle musique. Est-ce que quelquefois on ne vous écrit pas, après ?

DUCREST

Qui ça?

MADAME PATINEL, baissant les yeux.

Des femmes.

DUCREST

Cela a pu m'arriver.

MADAME PATINEL.

J'en étais sûre. Par exemple, vous avez bien arrangé le mari. Vous avez un esprit, quand vous voulez. Je riais ! Je riais ! Tenez, je me suis juré que si je divorçais jamais, je n'aurais pas d'autre avocat que vous.

DUCREST

Bah 1 Ce ne sera pas de sitôt, avec un joli homme comme votre mari.

MADAME PATINEL, fixant Ducrest.

Oh ! ce ne sont pas toujours les plus jolis qui plaisent I

DUCREST

Vous avez vraisemblablement voulu me dire quelque chose de très flatteur?

MADAME PATINEL.

Tiens !

DUCREST

Tout est là. Et je vous remercie.

Un temps.

MADAME PATINEL, avec un soupir.

Et puis, quoi, c'était à prévoir I

DUCREST

Quoi donc ?

MADAME PATINEL.

Bah ! je me doutais bien qu'un homme dans votre situation, vous deviez être très sollicité. Mais tant pis, cela m'a soulagée; c'est comme si je vous avais mis une lettre à la boîte : elle arrivera quand elle pourra. N'est-ce pas, on ne sait ni qui vit ni qui meurt...

DUCREST

Heureusement.

MADAME PATINEL.

Alors, peut-être un jour, par hasard... La vie est si drôle I

DUCREST

Mais parfaitement. Vous avez sur ces questions des idées du plus grand bon sens.

MADAME PATINEL.

Maintenant, occupez-vous de vos amis. Nous finirions par marquer.

Très juste.

Elle sort pendant qu'il s'approche du groupe de droite.

ROUMIER, redescendant avec Jaladon.

Enfin, tenez, mon cher Jaladon, un exemple de son charme, de son ingéniosité. Vous avez peut-être entendu à dîner que Ducrest me parlait de mon dernier livre sur la justice féodale au quinzième siècle? JALADON.

Et ma foi en excellents termes.

ROUMIER

Eh bien, ma conviction à moi, c'est que Ducrest n'avait pas ouvert le livre. Il n'y a pas à dire, c'est du joli travail.

JALADON.

Oh ! mais, mon cher, je ne nie pas chez lui les qualités de grâce, de séduction, je dirai même de puissance, seulement vous me concéderez bien que ce n'est pas un penseur.

ROUMIER

Heureux ceux qui ne pensent pas, cela prouve qu'ils agissent.

JALADON.

L'homme d'action, pour être grand, a tout de même besoin d'un peu d'idéal.

ROUMIER

Il a surtout besoin de ce qu'on appelle aujourd'hui « la classe », cette sorte de supériorité native qui ne s'acquiert pas — une tournure spéciale dans l'esprit, dans le caractère, dans le geste, enfin tout ce qui fait des gens comme Ducrest, des hommes à part et audessus des autres.

DUCREST, se rapprochant. On peut entrer? Vous avez fini de débiner?

ROUMIER

Pour Jaladon, je ne m'engage pas, mais moi j'ai encore un petit mot à te dire.

Jaladon remonte.

DUCREST

Parle sans crainte.

ROUMIER

Voilà. Tu as vu dans les feuilles du soir que Leboullard, mon collègue de l'Académie, était mort ce matin?

DUCREST

Oui, ce pauvre Leboullardf Hein? Moi qui avais dîné avec lui, il n'y a pas huit jours. C'est égal, cela se dégarnit rudement à l'Académie, depuis quelque temps !

ROUMIER

Six en quatre mois. Depuis Richelieu on n'avait pas vu cela.

DUCREST

Dis donc, est-ce que les locaux sont bien sains? Non,

mais je t'assure... Enfin, ce pauvre LebouUard, en voilà un qui pouvait se vanter de n'avoir aucun talent! ROUMIER.

Un conseil : ne le crie pas trop haut.

DUGREST.

Je vais me gêner!

ROUMIER, poursuivant.

Parce que tu pourrais, sous peu, être appelé à dire publiquement le contraire. Oui, cet après-midi, il a été fortement question de toi à l'Académie.

DUGREST.

Ah I je vois, vous en êtes aux entrées de faveur.

ROUMIER

C'est-à-dire que nous refusons du monde. Mais, en ce qui te concerne, crois-moi, tiens compte de ce que je t'ai dit.

DUGREST.

Tu n'es pas sérieux : moi, Ducrest, un avocat, pour remplacer LebouUard, un professeur?

ROUMIER

C'est le nouveau jeu. Nous ne sommes jamais si contents que lorsque nous pouvons mettre un homme politique sur le fauteuil d'un poète, ou un vaudevilliste sur le siège d'un numismate.

DUGREST.

Ah ! les petits farceurs !

ROUMIER

Et puis, tu as du charme, tu plais. En plus, représentatif, situation considérable au palais, ancien bâtonnier, ancien ministre, et tout cela à quarante-cinq ans ; ça fait des titres.

DUCREST

Si c'çst comme petit prodige, évidemment j'ai quelques chances. Soit, nous en recauserons. Cela ne presse pas, je suppose >

ROUMIER

Mais non, quand tu voudras.

DUCREST, après réflexion.

Eh bien, je viendrai demain matin. (Marchant à la rencontre d'HurepoJx.) Eh! bonjour, monsieur de Hurepoix. HUREPOIX, lui serrant la main.

Pourquoi, cher maître, m'appelez-vous toujours M. de Hurepoix ?

DUCREST

Mais parce que votre nom est celui d'une de nos vieille provinces de France et que la particule lui sied à ravir.

HUREPOIX

Ah ! bon I... Madame Ducrest m'a permis de venir en griller une.

Il allume une cigarette.

DUCREST

Je suppose bien.

HUREPOIX

Mais je serais volontiers resté au salon. Mâtin, ce soir, ce n'est pas la jolie femme qui manque. DUCREST.

Peu ! une chambrée honorable, sans plus.

HUREPOIX

Bah ! Tout le monde n'a pas vos exigences, heureux homme.

DUCREST

Oh I il ne faudrait pas croire...

l32 THÉÂTRE

HUREPOIX

Taisez-vous donc, ce matin encore, au cercle, il y avait quelqu'un qui ne tarissait pas sur vos succès. Et si vous saviez qui, vous ririez bien.

DUCREST

Dites ?

HUREPOIX

Mais naturellement le jeune Chantaud, le petit sardinier, enfin l'ami de la belle madame Savreuse... C'est toujours comique.

DUCREST, froidement.

Je ne vois pas en quoi.

HUREPOIX, gêné.

Soit... Alors, parlons sérieusement. Voyons cher maître, pour notre affaire, avez-vous pris une décision?

DUCREST

Hélas, mon cher Hurepoix, j'ai bien réfléchi, il m'est matériellement impossible de plaider pour vous. HUREPOIX.

Vous badinez?

DUCREST

Je vous affirme. J'ai posé des chiffres, j'ai rapproché des dates, je suis débordé. Jusqu'à la fin juillet, pas une minute à moi.

HUREPOIX

Nom d'un bonhomme, cher maître, vous me mettez dans de beaux draps. Moi qui avais promis votre concours au conseil d'administration. Voyons, si vingt mille francs vous paraissent un peu courts, je suis persuadé qu'on irait jusqu'à vingt-cinq mille... jusqu'à trente.

DUCREST

Eh ! ça m'ennuie autant que vous, je vous le jure. Ce n'est pas que cette affaire de mines de Calvarossa soit précisément facile... 11 y a eu là des gabegies que vous savez aussi bien que moi. Mais tout de même je la sentais cette affaire, je l'aurais plaidée en me jouant. Enfin, que voulez-vous? Il n'y a pas que moi au Palais. Seulement, dans une aventure aussi délicate, choisissez bien votre avocat : quelqu'un d'influent, un député, un ancien ministre. Les magistrats aiment cela ; c'est ce qu'il vous faut.

HUREPOIX

Mais vous étiez précisément le rêve : ancien député, ancien ministre.

DUCREST

Ouais! Par curiosité... Une législature comme je me serais offert une villégiature. Et cela m'a amplement suffi. Donc à cet égard, pas de regrets. Pour les juges, politiquement parlant, je n'existe pas. HUREPOIX.

Tenez, mon maître, je n'irai pas par quatre chemins : voulez-vous quarante mille ? C'est un chiffre, cela. DUCREST, ricanant.

Vous êtes inouït... (Un petit temps.) Ecoutez, quand vient votre affaire?

HUREPOIX

Fin du mois prochain.

DUCREST

De sorte qu'avec une ou deux remises, nous pourrions atteindre la rentrée.

HUREPOIX

ladubitablemeot. Mais je vous rappelle que pour

plaider, au point de vue technique, il serait utile d'étudier un peu la question sur place, en Italie^ à Calvarossa même.

DUCREST

Si j'y allais fin août, cela suffirait?

HUREPOIX

Largement. En huit jours vous aurez tout vu.

DUCREST

Eh bien, adjugé! Vous faites de moi tout ce qu'il vous plaît. Je renoncerai à mes vacances, tant pis. HUREPOIX, avec une joie dissimulée. Alors je peux annoncer au conseil?

DUCREST

Oh! engagement ferme. D'ici là, je vais vous aboucher avec un de mes secrétaires qui me cuisinera les premières besognes. Voyons, Mougins?.., Non, iMougins est sur ses boulets et Vichy le guette. ÎVlurier? Non, il a un stage de réserve en juillet et Deauville en août. Je vais vous donner le petit Laveline, un bûcheur. HUREPOIX.

Laveline? Un parent du sénateur?

DUCREST

Aucun rapport. Non, le père, un vieux camarade d'enfance, était simplement receveur de l'enregistrement à Lille. A sa mort, il y a deux ans, le petit, qui venait d'être reçu stagiaire, m'a demandé de le pousser un peu au Palais. Bonne tenue, bonne impression, et je l'ai gardé comme secrétaire. Alors, vous comprenez, je l'ai dans la main comme cela. 11 se jetterait au feu pour moi. Et puis, je vous dis, un bûcheur, un débrouillard, enfin, quelqu'un. Vous verrez, vous serez content. (Appelant.) Laveline.

CHER MAITRE l35

LAVELINE

Mon cher maître?

DUCREST, présentant.

Mon secrétaire, Amédée Laveline... M. Hurepoix, administrateur délégué des mines de Calvarossa. (A Laveline.) Voilà, mon petit Laveline, je me décide à plaider pour ces messieurs, et c'est vous que je charge de la mise en train.

LAVELINE

A vos ordres, cher maître.

DUCREST

Alors, autant ne pas traîner. Prenez donc tout de suite rendez-vous avec M. Hurepoi.x,

Il remonte.

HUREPOIX

Dans ce cas, monsieur Laveline, que diriez-vous de demain matin, vers dix heures, à la société? LAVELINE.

Très volontiers, monsieur.

HUREPOIX

Voilà donc qui est convenu. Je serai charmé de travailler avec vous.

LAVELINE

Mais mon plaisir ne sera pas moindre, cher monsieur. Pour qui sait y regarder de près, ces grands procès d'affaires sont si passionnants. Et puis je vois tellement la plaidoirie de M. Ducrest, tout ce qu'il y mettra de vie, de poésie, de mouvement... Ce sera étourdissant! (A Hurepoix qui sourit.) Mon emballement vous amuse ?

HUREPOIX

Mais non, je trouve cela très gentil. Je vois que vous aimez beaucoup votre patron.

LAVELINE, avec élan.

Oh! monsieur, il est tout pour moi!

DUCREST, se rapprochant.

Eh bien, nous sommes d'accord?

HUREPOIX

La grande sympathie. (Bas.) 11 est charmant!

DUCREST

Qu'est-ce que je vous disais? (Aux autres.) Maintenant, messieurs, sans vous commander, si ces dames ne vous effraient pas trop...

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