‹ Théâtre françaisChapitre 132 sur 184 · SPUR1CS · texte numérisé non relu

SPUR1CS

ViRGTMUs revole vers ces murs.

Sep lime près du camp l'a trouvé sur sa roule.

APPICS.

IVIon ordre...

SPCRIUS.

Un antre avis l'a prévenn , sans douti- Scplime est revenu pour vons en avertir. Appius à me croire aurait pu consentir. 11 eût i>u ce matin détourner la tempête Que cliaquc instant amasse et grossit sur sa Icte. Contre tant d'ennemis...

APPICS.

Je pourrais lui céder!

ACÎE lîl, SCÈNE VII. '79

Quiconque peut fléchir ne sait pas commander.

SPURICS.

Le danger doit du moins conseiller la prudence.

Vous voyez de ce peuple où va la violence.

La crainte, le respect, ne le retiennent plus;

Et fier d'avoir brise les fers dlcilius ,

Plus fort sous un tel chef, il éclate , il n.enace.

Jusque dans ce palais peut-être son audace

Eiît porte la révolte et la sédition ,

Sans la terreur qu'à Rome inspire votre nom.

Mais qui sait si ce frein peut long-temps les cm.tramdre .

Le sénat ennemi, pour nous non moins à cra.mlic ,

Trop jaloux d'un pouvoir qu'il voudrait ébranler ,

Au temple de Vesta parle de s'assembler.

Prévenez ses desseins , tout vous eu sollicite.

Ordonnez ^ Uaudius renonce à sa poursuite ,

Et, s'avouant trompé, ne s'obstmera pas...

APPICS.

Après ce que j'ai fait, moi, rec.ler d;un pas ! ^ Qui ? moi ? voir triompher le rival qni m outrage . Ah ! cette seule idée a redoublé ma rage. 'L'obstacle, le péril ne sert qu'à l'irriter. Au cours de nos destins laissons-nous emporter. ]Ve t'exagère plus une crainte frivole.

Viens- ce corps de soldats qui veille au Capitolc , Descendu dans la ville , y portera l'eflioi. Marchons au-devant d'eux ; viens, le <lis-]e, su.s-moi. Préparons tout : je veux, au retour de l'aurore, Je veux sur l'ennemi qui me résiste encore Assouvir un courroux que l'on prend soin d aignr , Lui ravir ce que j'aime, et régner ou périr.

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