SCÈNE VI
WARWICK. , seul.
O TOI , toi que j'atteste , Toi qui , m'enlcvant tout , me refuses la mort , Peux-ln pornii tue , ù Dieu , que sous les coups du sort Le ^rand cœur de ^Varwick s'aflaiblisse et succombe ? Avant de m'avilir, ciel , ouvre-moi la tombe.
(^11 s' assied. ^ J'ai peine à résister h mon e'iat affreux. De momens en momens ce (lambeau tcncbrenx , Qui luit .si tristement dans l'épaisseur des ombres , Verse un jour pins fimcbrc, et des lueurs plus sombres. Malgré moi je frémis ; tout porte dans mon cœur Un cha!;iin pins profond, une morne douleur — Hélas! enseveli dans celte nuit cruelle , Tout ce que je ressens est liorrible comme elle.
( On entend du bruit au-dehors. ' Mais quel bruit effrayant fait retentir ces lieux ? Je crois entendre au loin des cris tumultueux. On approche. . . Le sort remplit mon Ci-pérance; On m'apporte la mort.