‹ Théâtre françaisChapitre 72 sur 184 · SCÈNE Ire · texte numérisé non relu

SCÈNE Ire

VÉTURIE, seM/e.

Ah! que de ces momens l'importune longueur Redouble les chagrins qui decliircut mon cœur ! Romaine, je m'armais d'un couratje seyère : Helas ! h mes terreurs je .sens que ]c suis mère. Quel état! quel tourment do trembler pour un Glsî Et quel fds! un guerrier , l'honneur de son pays , Aux ennemis terrible, aux Romains si fidèle, Marcius!... De nos mœurs austérité cruelle ! Si dans un tel danger je pouvais aujourd'hui A ses accusateurs me montrer avec lui.

Etonner l'injustice , intimider l'envie ,

io8 CORIOLAN.

Faire parler sa ploire , en racnnianl sa vie!...

D'une oifillo jalouse on emeiid un lu-ros

Que Ton force au récit de ses proj.res travaux.

Le cri (le la nature et celui de la gloire,

Plus pnissans d .ns rua bouche, obtiendraient la victoire.

Mais que servent pour lui ces iransporls supeiUus ?

Déjà peut-être. . .

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