‹ Théâtre françaisChapitre 77 sur 184 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

ATJFIDE ET PROCULE, hors de la tente, et sur devant de la scène; CORIOLAN, sous un ha plébéien , debout ; près de l'autel.

PROCULE

Quel est cet e'tranger ? que cherclie-t-il, Aufide ? Quel est dans notre camp le dessein qui le guide? Il est sombre, immobile ^ il se tait : son aspect, Sous un vêtement simple , impi-ime le respect. Son maintien m'a fiappc. Que veut-il?

aufide.

Je l'ignore.

On l'amène à l'instant : il n'a point dit encore Son nom , ni son pays : avec se'curite' , Aux limites du camp il s'était présente'. Il demandait TuUus : ce n'est qu'en sa présence, Devant lui seul, dit-il, qu'il rompra la silence. .Te l'ai fait intioduirc en l'observant toujours. Il a quelque raison de craindre pour ses jours. Dès qu'il a vu le dieu qui reçoit notre hommage , Il s'est venu placer auprès de son image , Comme s'il eût voulu qu'un abri respecté Rendît plus saints les droits de l'hospitalité. Sans doute son dessein ne pest-étre vulgaire j Et même, dans ce temps de péril et de guerre . Il peut...

it6 CORIOLAN.

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