‹ ThéatreChapitre 17 sur 78 · SCÈNE III RENÉ, SARDELOUP · texte numérisé non relu

SCÈNE III RENÉ, SARDELOUP

{René v tut aller dans la sclle^ Sardeloup l'arrête.)

SARDELOUP.

Non, reste, je voudrais te parler.

RENÉ

Tout k l'heure.

Non.

C'est si pressé ?

Oui.... Prends garde.

A quoi ?

Méfie- toi.

Mais de qui?

Bu mari.

SARDELOUP.

RENE

SARDELOUP.

RENE

SARDELOUP.

RENE

SARDELOUP.

6a THEATRE.

RENÉ

Je ne comprends pas. ^

SARDELOUP.

C'est ton rôle ^de ne pas comprendre, mais c'est le mien d'insister.... Je suis ton meilleur et, hélas ! ton plus vieil ami.... Casse-cou.

RE.XK.

Précisez.

Non.... Je te connais.... Si je précisais, tu nierais, tu t'emporterais... tu me planterais là pour aller la retrouver, ce dont tu meurs d'envie.

RENÉ

Soit! Alors?

SARDELOUP.

Alors, fais attention. Tu te crois aussi amoureux que Roméo, mais tu es plus imprudent que Chérubin.... Comme le mari est beaucoup plus malin qu'Almaviva... ça va très mal finir.

RENÉ

Vraiment?...

SARDELOUP.

Je m'y connais en maris. Celui-là m'inquiète. A ta place, j'aimerais presque autant avoir affaire à Othello. Il doit même y avoir moins de surprises.

RENÉ

Je ne sais pas pourquoi je vous écoute.

SARDELOUP.

Parce que ça t'intéresse. Vois-tu... c'est déjà aléatoire de tromper un mari français avec une femme de son pays, on ne sait pas de quoi les plus doux sont capables. Mais quand il s'agit de tromper un étranger avec une femme slave, la raison s'y perd.

RENÉ

Je vous écoute avec stupeur.

SARDELOUP.

Oh ! il y a un mois que je me suis aperçu qae tu l'aimais.

l/ÉPERVIER. Gl

RENÉ

Mais je n'aime personne.. ..

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